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Homélies paroissiales
Homélie du 26 Juin par l'abbé Jean-Yves Poulailleau
Homélie du 26 Juin par l'abbé Jean-Yves Poulailleau
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Homélie du 26 Juin par l'abbé Jean-Yves Poulailleau

HOMÉLIE

L'homélie audio est indisponible pour ce dimanche, avec toutes nos excuses.

Chers amis, frères et sœurs bien-aimés, Les lectures biblique de ce 13ème dimanche du Temps ordinaire nous nous invite à suivre le Seigneur et à réfléchir à la manière dont nous pouvons le suivre alors que Jésus se révèle courageux et déterminé en prenant la route vers Jérusalem.

Dans la 1ère lecture, le Seigneur appelle Élisée par l’intermédiaire du prophète Élie. Elie reste très discret. Aucune parole pour tenter de l’enrôler, aucun ordre pour obtenir sa soumission. L’appel de Dieu est une prière adressée au cœur de l’homme. Pour y répondre, l’homme doit être libre. Cette liberté nous est acquise par le Christ. Saint Paul le dit dans la deuxième lecture : le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres.

Ainsi, dans un premier mouvement, Élisée se replie sur son passé, il cherche à rester dans la sécurité de la maison familiale. Élie dénonce fermement sa fuite en arrière, et l’aide par une parole fraternelle à s’orienter dans la bonne direction, Élisée trouve la force de se ressaisir et de tout abandonner pour se consacrer entièrement au Seigneur.

L’évangile nous présente trois hommes. Le premier vient demander à Jésus pour être un de ses disciples. Pour devenir disciple, il n’y a pas d’école, car Jésus n’habite pas dans une école particulière. Jésus est toujours en chemin, celui qui le conduira à Jérusalem pour y vivre la Pâques, sa mort et sa résurrection. C’est là qu’il a ouvert pour nous le chemin qui conduit à Dieu.

Devenir disciples de Jésus, c’est se mettre en route, renoncer à être quelqu’un d’établi pour devenir le compagnon de route de Jésus. Pour avancer sur ce chemin, il faut se décider seul, mais il est impossible d’avancer seul.

Le deuxième homme, c’est Jésus qui l’appelle lui-même : "Suis-moi". Jésus l’appelle à devenir son ami, mais en lui demandant des renoncements : ne pas retourner enterrer ses propres parents. Cette exigence montre que suivre Jésus, c’est consentir à des renoncements acceptables que si l’on aime vraiment Jésus.

Le troisième homme propose à Jésus une fidélité sous condition : " laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison."  Mais, c’est Jésus qui pose des exigences. Il ne s’agit pas de renier sa famille, mais de s’ouvrir à une autre famille, la famille de Dieu ; lieu de sa présence, unissant ses membres par des liens en profondeur, plus solides que ceux d’une famille naturelle.

Frères et sœurs, c’est notre l’histoire commune. Baptisés, confirmés et participants à l’Eucharistie, nous sommes appelés à suivre Jésus qui avec "le visage déterminé", précise Saint Luc, prend la route de Jérusalem. Ce sera le lieu du rejet et de l’opposition qui le conduira sur la croix. Il sait que ce sera le lieu de son combat décisif contre la mort alors qu’il est venu pour donner sa vie afin que nous ayons la vie en abondance.

Jésus est déterminé, mais renonce à la violence face à ceux qui, dans ce village de Samarie ont refusé de recevoir les pèlerins juifs. Jacques et Jean indignés, lui proposent de punir ce village hostile en appelant le feu du ciel pour le détruire. Or, Jésus nous révèle que Dieu nous a créés libres et respecte notre liberté. Il n'est pas venu pour détruire les pécheurs mais pour les sauver.

Lors d'une Journée Missionnaire Mondiale, le Pape Saint Jean-Paul II avait lancer un appel aux catholiques pour qu'ils soient missionnaires de l'Évangile du Christ, à travers le dialogue et le pardon. Il précisa ensuite que seul l'amour de Dieu est capable de rassembler la famille des hommes de toute race et culture et qu’à travers l'évangélisation, les croyants doivent aider les hommes à se reconnaître frères et sœurs.

Alors frères et sœurs, ne soyons pas surpris qu’aujourd’hui, si nous voulons rester fidèle au Christ et vivre l’Evangile dans la foi de notre baptême, il faut du courage et de la détermination face à l’incompréhension de beaucoup de nos contemporains pour dénoncer ce qui fragilise la famille et le non-respect de l’amour et de la vie dès sa conception.

Jésus nous apprend à tenir bon dans la fidélité qu'il attend de nous pour annoncer l’Evangile de l’amour afin de promouvoir la beauté de la vie jusqu’à son dernier souffle. Il ne cherche pas à recruter à tout prix, ni à décourager ceux qui veulent le suivre. Il met pose des exigences car la bonne volonté ne suffit pas. C’est lui qui appelle et qui choisit ceux qu’il envoie annoncer le règne de Dieu. Il demande une grande disponibilité. Pas de délai, même pour celui qui demande à aller enterrer son père. Jésus lui demande de se tourner vers les vivants. Par le temps de prendre congé des siens, car il y a urgence à suivre Jésus sans regarder en arrière pour se préoccuper du salut des âmes à sauver et des enfants à naître.

L’appel de Dieu est une prière adressée au cœur de l’homme. Aujourd’hui encore, des jeunes qui avaient une belle situation quittent tout pour s’engager comme prêtres afin de servir le Christ et l’Evangile en renonçant à une carrière d'ingénieurs, de médecins ou de chefs d'entreprise.

Frères et sœurs bien aimés, prions l’Esprit Saint de nous libérer de ce qui résiste en nous dans notre réponse à l’appel de Jésus.  Unis depuis le jour de notre baptême au sein d’une même famille, celle des enfants de Dieu, prions en demandant la grâce d’être renouvelé dans la joie de croire et d’annoncer l’Evangile de la vie et de l’amour à notre entourage afin que ceux que nous rencontrons puissent découvrir et vivre les vérités fondamentales de l’Evangile de la Vie et de l’Amour. Amen !...

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

 

« Élisée se leva et partit à la suite d’Élie » (1 R 19, 16b.19-21)

 

Lecture du premier livre des Rois

En ces jours-là,
le Seigneur avait dit au prophète Élie :
« Tu consacreras Élisée, fils de Shafath,
comme prophète pour te succéder. »
    Élie s’en alla.
Il trouva Élisée, fils de Shafath, en train de labourer.
Il avait à labourer douze arpents,
et il en était au douzième.
Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau.
    Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie,
et lui dit :
« Laisse-moi embrasser mon père et ma mère,
puis je te suivrai. »
Élie répondit :
« Va-t’en, retourne là-bas !
Je n’ai rien fait. »
    Alors Élisée s’en retourna ;
mais il prit la paire de bœufs pour les immoler,
les fit cuire avec le bois de l’attelage,
et les donna à manger aux gens.
Puis il se leva, partit à la suite d’Élie
et se mit à son service.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

 

(Ps 15 (16), 1.2a.5, 7-8, 9-10, 2b.11)

 

R/ Dieu, mon bonheur et ma joie ! (cf. Ps 15, 2.11)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Je n’ai pas d’autre bonheur que toi.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

DEUXIÈME LECTURE

 

« Vous avez été appelés à la liberté » (Ga 5, 1.13-18)

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères,
    c’est pour que nous soyons libres
que le Christ nous a libérés.
Alors tenez bon,
ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.
    Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté.
Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte
pour votre égoïsme ;
au contraire, mettez-vous, par amour,
au service les uns des autres.
    Car toute la Loi est accomplie
dans l’unique parole que voici :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres,
prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres.
    Je vous le dis :
marchez sous la conduite de l’Esprit Saint,
et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.
    Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit,
et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair.
En effet, il y a là un affrontement
qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.
    Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit,
vous n’êtes pas soumis à la Loi.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

 

« Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » « Je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 51-62)

 

Alléluia. Alléluia.
Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ;
Tu as les paroles de la vie éternelle.
Alléluia. (cf. 1 S 3,9 ; Jn 6, 68c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Comme s’accomplissait le temps
où il allait être enlevé au ciel,
Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.
    Il envoya, en avant de lui, des messagers ;
ceux-ci se mirent en route
et entrèrent dans un village de Samaritains
pour préparer sa venue.
    Mais on refusa de le recevoir,
parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.
    Voyant cela,
les disciples Jacques et Jean dirent :
« Seigneur, veux-tu que nous ordonnions
qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »
    Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.
    Puis ils partirent pour un autre village.

    En cours de route, un homme dit à Jésus :
« Je te suivrai partout où tu iras. »
    Jésus lui déclara :
« Les renards ont des terriers,
les oiseaux du ciel ont des nids ;
mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »

    Il dit à un autre :
« Suis-moi. »
L’homme répondit :
« Seigneur, permets-moi d’aller d’abord
enterrer mon père. »
    Mais Jésus répliqua :
« Laisse les morts enterrer leurs morts.
Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »

    Un autre encore lui dit :
« Je te suivrai, Seigneur ;
mais laisse-moi d’abord faire mes adieux
aux gens de ma maison. »
    Jésus lui répondit :
« Quiconque met la main à la charrue,
puis regarde en arrière,
n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Anthelme de Chignin

Evêque de Belley (✝ 1178)

Anthelme était né au château de Chignin en Savoie non loin de Chambéry et préféra la solitude de la prière avec le Christ à la vie mondaine et chasseresse des grands seigneurs. Il  fut moine de Portes, puis de la Grande Chartreuse. Il reconstruisit la Grande-Chartreuse qu'une avalanche avait détruite et en devint le septième prieur. Ce fut lui qui fonda les premières chartreuses pour les femmes désireuses de mener une vie érémitique. Comme il avait dû punir deux de ses moines qui le méritaient, ceux-ci firent appel au pape Alexandre III, qui d'abord les soutint. Pour que règne la paix, saint Anthelme donna sa démission et rentra joyeusement dans le rang. Mais son bonheur dura peu. Le pape, mieux informé, revint sur sa décision, et pour comble, le nomma évêque de Belley. Il s'était pareillement brouillé avec l'empereur Frédéric Barberousse pour avoir refusé Victor IV, un antipape de fabrication impériale. Là encore la modestie d'Anthelme fut contrariée: l'empereur se réconcilia avec lui et l'éleva, lui et ses successeurs, à la dignité de prince du Saint Empire romain germanique. Il tenta en vain de servir de médiateur entre saint Thomas Beckett et le roi Henri II d'Angleterre.
43e évêque sur la liste épiscopale du diocèse de Belley-Ars: Saint Anthelme (1163-1178)
"La grande figure du XIIe siècle dans l'Ain est Saint Anthelme; Chartreux lui-même, il devient évêque de Belley de 1163 à 1178. Il lutte contre les abus et défend le peuple opprimé par le comte de Savoie. Entre le XIII siècle et le XVI siècle, villes et villages édifient leurs églises paroissiales, d'abord en style roman, puis gothique. Il nous reste, dans l'Ain, quelques beaux témoignages de l'ardeur et du talent de ces artisans et artistes, mis au service de la gloire de Dieu." (Diocèse de Belley-Ars - 2000 ans de vie chrétienne)
À Belley, en 1178, saint Anthelme, évêque. D'abord moine de la Grande Chartreuse, il reconstruisit les bâtiments ruinés par une avalanche; prieur, il convoqua un chapitre général; contraint par le pape d'accepter l'évêché de Belley, il mit un zèle infatigable et une intrépide fermeté à corriger les mœurs du clergé et des nobles.
 

Nous recevons l'esprit d'amour qui vient en aide à notre faiblesse afin que nous chantions la joie d'être aimés de Dieu et de l'aimer. Le reste importe peu de ce que pensent de nous les hommes si nous restons fidèles à l'amour que Dieu nous demande de vivre et de transmettre.

Lectionnaire d'Emmaüs

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