0
Actus paroissiales
Solennité de Saint Joseph

| Webmaster

Solennité de Saint Joseph

Vous pouvez écouter ce chant (Joseph de Nazareth du groupe Arche d'Alliance (album Sainte Famille)) en lisant cet article. Merci à J.J. Massiot

© a

Le 19 mars marque pour les chrétiens la solennité de Saint Joseph. Époux discret, fidèle et chaste de la Vierge Marie, père adoptif du Christ, protecteur du Christ-Seigneur dans la vulnérabilité de son enfance, St Joseph tient une place toute particulière dans la vie de l'Eglise. Saint Joseph a été déclaré patron de l'Eglise universelle par le pape Pie IX le 8 décembre 1870.

"C'était un juste" selon l'évangile de saint Matthieu, chapitre 1, verset 19. Joseph est le personnage discret et fidèle de la vie du Christ. De lui nous n'avons aucune parole mais nous savons qu'il a été présent tout au long de l'enfance de Jésus. Avec simplicité et dévouement il a suivit l'appel de Dieu lorsque l'ange s'est adressé à lui dans un songe en disant "Ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ton épouse". Père nourricier et éducateur de Dieu le Fils, il "est, dans l'histoire, l'homme qui a donné à Dieu la plus grande preuve de confiance" dira Benoît XVI à Yaoundé le 19 mars 2009. 

 

Confier à Saint Joseph ce temps de confinement

A l'heure du confinement face à l'épidémie de Coronavirus, le Pape François a introduit la célébration eucharistique de ce jeudi 19 mars 2020 (voir en fin d'article) en confiant à St Joseph le père de famille, tous ceux qui sont détenus en ce moment d'urgence caractérisé par de nombreuses restrictions dues à la pandémie de coronavirus :

«Nous prions aujourd'hui pour les frères et sœurs qui sont en prison : ils souffrent tellement, pour l'incertitude de ce qui va se passer à l'intérieur de la prison, et aussi en pensant à leur famille, à leur état, si quelqu'un est malade, si quelque chose manque. Nous sommes proches des prisonniers, aujourd'hui, qui souffrent tant en ce moment d'incertitude et de douleur.»

En commentant l'Évangile d'aujourd'hui, il a parlé de Joseph, un homme juste, c'est-à-dire un homme de foi, capable d'entrer dans le mystère de Dieu, et rappelle l'importance de la prière d'adoration (source Vatican News).

 

Demander la miséricorde de Dieu en priant Saint Joseph

A l'occasion de la solennité de St Joseph, Mgr Aupetit, archevêque de Paris, a invité les prêtres et les fidèles de son diocèse à réciter une prière à St Joseph. Cette prière qui a vocation à être transmise à tous les fidèles afin que chacun puisse se confier au Christ, par l'intercession de son père adoptif. 

 

  • Saint Joseph,
    Homme juste par ta foi,
    Tu as été trouvé digne
    De recevoir la garde des mystères du Salut.
  • Toi qui as su prendre soin de la Vierge Marie,
    Et écarté d’elle tout danger,
    Tu t’es fait protecteur du Christ-Seigneur
    Dans la vulnérabilité de son enfance.
  • Vivante image de la tendresse de Dieu,
    Modèle d’époux et de père,
    Tu es le gardien vigilant de l’Église,
    Le soutien et le consolateur des familles.
  • Nous te le demandons avec confiance :
    Daigne implorer pour nous la miséricorde de Dieu
    en ce temps d’épidémie que nous connaissons,
    Afin que le Seigneur écarte de nous le mal.
  • Intercède pour ceux qui sont morts,
    Réconforte les malades,
    Protège et inspire ceux qui les soignent.
    Accorde-nous de demeurer dans la confiance et la paix
  • Et fais que nos cœurs ne se ferment pas aux besoins de nos frères,
    Mais demeurent ouverts à la détresse des hommes
    Dans un amour de plus en plus sincère et fraternel.
    Saint Joseph, prie pour nous,
    Garde nous,
    Protège-nous.

Amen.

 

Le Pape à Sainte-Marthe prie pour les prisonniers et invite à la communion spirituelle

En commentant l'Évangile d'aujourd'hui, il a parlé de Joseph, un homme juste, c'est-à-dire un homme de foi, capable d'entrer dans le mystère de Dieu, et rappelle l'importance de la prière d'adoration.

Vous trouverez ci-dessous le texte de l'homélie selon l'une de nos transcriptions :

«L’Évangile nous dit que Joseph était "juste", c'est-à-dire un homme de foi, qui vivait la foi. Un homme qui peut figurer sur la liste de tous ces gens de foi que nous avons rappelés aujourd'hui au Bureau des Lectures. Ces personnes qui ont vécu la foi comme le fondement de ce qui est espéré, comme la garantie de ce qui n'est pas vu, et la preuve de ce qui n'est pas vu. Joseph est un homme de foi : c'est pourquoi il était "juste". Non seulement parce qu'il croyait mais aussi parce qu'il vivait cette foi. Un homme "juste". Il a été élu pour éduquer un homme qui était un vrai homme mais qui était aussi Dieu : il a fallu un homme-Dieu pour éduquer un tel homme, mais il n'était pas là. Le Seigneur a choisi un "juste", un homme de foi. Un homme capable d'être un homme et aussi capable de parler avec Dieu, d'entrer dans le mystère de Dieu. Et c'était la vie de Joseph. Pour vivre son métier, sa vie d'homme et entrer dans le mystère. Un homme capable de parler avec le mystère, d'interagir avec le mystère de Dieu. Il n'était pas un rêveur. Il est entré dans le mystère. Avec le même naturel avec lequel il exerçait son métier, avec cette précision de son métier : il était capable de régler un angle d'un millimètre sur le bois, il savait le faire ; il était capable d'abaisser, de faire moins d'un millimètre du bois, de la surface d'un bois. C'est vrai, il a été précis. Mais il était aussi capable d'entrer dans le mystère qu'il ne pouvait pas contrôler.

C'est la sainteté de Joseph : poursuivre sa vie, son métier avec droiture, avec professionnalisme; et pour l'instant, entrer dans le mystère. Lorsque l’Évangile nous parle des rêves de Joseph, il nous fait comprendre ceci : entrer dans le mystère.

Je pense à l'Église aujourd'hui, en cette solennité de Saint Joseph. Nos fidèles, nos évêques, nos prêtres, nos consacrés, les papes : sont-ils capables d'entrer dans le mystère ? Ou bien doivent-ils s'auto-réguler selon les prescriptions qui les défendent contre ce qu'ils ne peuvent pas contrôler ? Lorsque l'Église perd la possibilité d'entrer dans le mystère, elle perd la capacité d'adorer. La prière d'adoration ne peut être donnée que lorsque l'on entre dans le mystère de Dieu.

Demandons au Seigneur la grâce que l'Église puisse vivre dans le concret de la vie quotidienne et aussi dans le concret - entre guillemets - du mystère. Si elle ne peut pas le faire, elle sera une Eglise du milieu, une association pieuse, réalisée par des prescriptions mais sans le sens de l'adoration. Entrer dans le mystère n'est pas rêver, entrer dans le mystère c'est précisément cela : adorer. Entrer dans le mystère aujourd'hui, c'est faire ce que nous ferons à l'avenir, lorsque nous arriverons à la présence de Dieu : adorer.

Que le Seigneur accorde cette grâce à l'Église».

Avant de conclure la messe, le Pape a exhorté à la communion spirituelle en cette période difficile due à la pandémie de coronavirus, qui a provoqué la suspension des messes en Italie avec la participation des fidèles pour éviter toute contagion. 

Vous trouverez ci-dessous les paroles du Pape suivies de la prière pour la communion spirituelle.

«Tous ceux qui sont loin et qui suivent la messe à la télévision, je les invite à faire la communion spirituelle.

À tes pieds, ô mon Jésus, je me prosterne et je t'offre le repentir de mon cœur contrit qui s'abandonne dans son néant et en ta sainte présence. Je t'adore dans le sacrement de ton amour, je désire te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur te propose. Dans l'attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, que je vienne à Toi. Que Ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et pour la mort. Je crois en toi, j'espère en toi, je t'aime. Ainsi soit-il.»

Répondre à () :


Captcha