0
Actus paroissiales
Projet de réforme des paroisses
Projet de réforme des paroisses
© a

| JFG

Projet de réforme des paroisses

Bien chers frères et sœurs du doyenné de Luçon, 

Il y a environ 18 mois maintenant, notre évêque et pasteur Mgr Jacolin a publié une lettre pastorale « Ensemble pour un nouvel élan missionnaire » en vue de lancer une réflexion sur le projet de réforme de nos paroisses.

Malgré la crise sanitaire, la réflexion et les échanges se sont poursuivis au niveau diocésain (Conseil épiscopal, Conseil presbytéral, Conseil pastoral, etc.) ainsi qu’au niveau de chaque doyenné. Le nombre des doyennés dans le diocèse est passé de 13 à 7 doyennés en septembre 2020. Notre doyenné de Luçon n’a, quant à lui, pas été modifié.

Il a fallu ensuite lancer la réflexion au sujet de la réforme des paroisses au niveau de notre doyenné. Elle a été commencée avec le Conseil de doyenné, puis, bon an, mal an, avec la mise en place d’un comité de pilotage pour mener et conduire cette réflexion. Voici sa composition de 8 membres (avec au moins un représentant par paroisse) :

-          Le curé-doyen : l’abbé Alexandre-Marie Robineau

-          Un prêtre : l’abbé Pascal Fouchet (Ste Hermine)

-          Un diacre : Nicolas Fabre (Mareuil)

-         Un LEME (Laïc En Mission Ecclésiale) : Stanislas Zagli (Luçon ; pastorale des jeunes du doyenné et aumônerie des établissements scolaires publics ; et Animateur en Pastorale Scolaire au collège St Paul de Ste Hermine)

-          Une laïque : Elisabeth Saulnier (Luçon)

-          Une laïque : Cathy Caron (Chaillé)

-          Un laïc : André Barradeau (St Michel)

-          Un laïc : Nicolas Quennec (conseil et expertise pour les données chiffrées, cartes, etc.)

Ce comité de pilotage a épluché les chiffres des évolutions démographiques, des changements à venir, des dynamismes économiques, scolaires, etc. pour essayer d’appuyer sa réflexion sur les réalités de terrain actuelles et à venir. Deux élus locaux ont été consultés afin de recueillir leur avis : Mme Anne-Marie Coulon, maire de Mouzeuil-St Martin et présidente de l’Association des Maires de Vendée et M. Dominique Bonnin, maire de Luçon. Puis diverses propositions ont pu être faites en comité de pilotage, transmises ensuite aux Equipes d’Animation Pastorale des 5 paroisses afin d’avoir leurs avis respectifs pour continuer la réflexion.

Des Assemblées paroissiales avaient été prévues pour présenter ce projet de réforme à tous les fidèles afin de créer un échange et un dialogue, et de faire remonter les avis des uns et des autres. En raison de la crise sanitaire, cela n’a pu avoir lieu. C’est pourquoi vous trouverez un questionnaire établi par le comité de pilotage pour avoir votre avis. 

Ce projet de réforme n’est pas que d’ordre structurel pour faire un simple redécoupage territorial ! Il a pour objectif de permettre un nouvel élan missionnaire.

Bien évidemment, la première cause de ce projet de réforme est la baisse du nombre de fidèles et du nombre de prêtres (les deux étant profondément liés) dans notre diocèse. On pourrait se lamenter et regarder sans cesse en arrière mais cela ne changerait rien… Et en vérité nous avons le choix : soit on subit cette épreuve comme une fatalité déstructurante, soit on choisit d’en faire une chance pour un renouveau missionnaire qui concerne tous les baptisés !

Cela nécessite qu’on accepte d’être bousculé, dérangé et de changer nos habitudes pour continuer de transmettre le trésor que nous possédons dans des vases d’argile (2 Co 4, 7) : la Bonne Nouvelle de la mort et de la résurrection de Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, venu, par amour, sauver tous les hommes ! Cette joie de l’Evangile doit nous pousser à être de vrais disciples-missionnaires ! 

Ce projet de réforme doit s’appréhender à 3 niveaux différents et non pas au niveau de la seule réalité paroissiale nouvelle :

  • Au niveau du doyenné afin que des dynamiques missionnaires s’amplifient pour la mutualisation des forces communes entre les paroisses et tous les baptisés d’une même réalité territoriale.
  • Au niveau des paroisses avec un rassemblement pour de nouvelles paroisses et là aussi pour rassembler les forces vives.
  • Au niveau des communautés ecclésiales de proximité (Cep) afin d’essayer au maximum de garder du lien avec le niveau local, au plus près des personnes, par la mission commune de plusieurs ensembles de 3, 4 ou 5 anciens clochers au sein d’une nouvelle paroisse (cf. texte ci-joint de Mgr Jacolin).

La réflexion du comité de pilotage du doyenné de Luçon, en lien avec les EAP des 5 paroisses et en lien également avec le Conseil épiscopal, a travaillé sur divers scénarii possibles : 1, 2 ou 3 nouvelles paroisses au lieu de 5 actuellement. Il a semblé presque comme une évidence que la meilleure proposition possible était celle de 2 nouvelles paroisses :

-          Au nord du doyenné avec les paroisses St Vincent-sur-Lay (Mareuil) et Ste Marie-en-Herminois (Ste Hermine) avec 24 clochers et environ 20 000 habitants ; réalité de bas-bocage avec 2 anciennes paroisses de taille équivalente, sans un centre dominant l’autre ; et avec déjà l’existence de certaines synergies.

-         Au centre et au sud du doyenné avec les paroisses Notre-Dame de la Plaine (Luçon), St Michel-l’abbaye (St Michel-en-l’Herm) et Ste Thérèse-des-marais (Chaillé-les-Marais) avec 19 clochers et environ 30 000 habitants ; réalité de plaine et de marais ; marquée par la présence pastorale et missionnaire historique des Pères de la Plaine ; réalité du tourisme estival notamment sur la côte. Réalité du pôle-centre qu’est Luçon et la cathédrale. Présence du centre spirituel de Chaillé.

Mais cela reste un projet qui doit encore être travaillé et amendé par le Comité de pilotage et le Conseil de doyenné, en bénéficiant des avis et consultations des fidèles de nos cinq paroisses. Et qui, au final, sera validé ou non par Mgr Jacolin et son conseil. Il est prévu que la réforme soit mise en place pour septembre 2022 (cela dépendra de l’avancée du projet de réforme dans chaque doyenné du diocèse, en prenant en compte les retards inhérents à la crise sanitaire).

Les divers conseils autour de l’évêque réfléchissent également à la création, dans chaque doyenné, d’un poste d’Assitant(e) de Mission afin d’aider le doyen, les curés, les bénévoles et salariés dans toutes les réalités administratives, de secrétariat, de comptabilité, d’organisation, de relations humaines, etc. En lien avec les services de la curie diocésaine (Evêché et Maison du diocèse) qui vont également connaître quelques restructurations et redéploiements.

C’est donc bien dans une vue d’ensemble qu’il nous faut envisager ce projet de réforme des paroisses en essayant de concilier le dynamisme missionnaire et la proximité humaine. Ce qui sera un vrai défi pour nos communautés qui connaissent des changements rapides et des mutations profondes. Par exemple, pour les jeunes générations, le cadre territorial et géographique ne veut plus dire grand-chose. Ils fonctionnent davantage en réseau de connaissances et sont beaucoup plus mobiles. Il nous faut le prendre en compte pour une nouvelle évangélisation…

Selon les bulletins paroissiaux de nos 5 paroisses, vous trouverez ci-après ou ci-joint le document de Mgr Jacolin sur le projet de Communautés Ecclésiales de Proximité ainsi que le questionnaire de consultation de l’avis des fidèles sur le projet de réforme des paroisses (merci de le retourner dès que possible au presbytère de votre paroisse).

Restant à votre disposition et à votre service pour toute question, remarque ou échange en vue d’un dialogue constructif pour la fécondité de la mission du Christ et de son Eglise, soyez toutes et tous assurés de mon amitié fraternelle et de ma prière sacerdotale.

Je vous souhaite un saint temps pascal dans la dynamique joyeuse et missionnaire de l’Esprit Saint.

Bien fraternellement,

Tout à Jésus par Marie,

 

Abbé Alexandre-Marie ROBINEAU +

Curé-doyen de Luçon

04-Réforme-Doyenne de Luçon_001 (2).jpg
04-Réforme-Doyenne de Luçon_001 (2).jpg © a
04-Réforme-Doyenne de Luçon_001 (2).jpg

 

« Ensemble pour un nouvel élan missionnaire de nos paroisses »

 

« La paroisse n’est pas une structure caduque ; précisément parce qu’elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui demandent la docilité et la créativité missionnaire du pasteur et de la communauté. Même si elle n’est pas l’unique institution évangélisatrice, dans la mesure où elle sera capable de se réformer et de s’adapter constamment, elle continuera à être « l’Église elle-même qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles ». »

Pape François

 

« Cet élan missionnaire de nos paroisses s’appuie, entre autres, sur une réforme de celles-ci.

La réalité géographique, les données démographiques de la population et du presbyterium,

Les façons dont les chrétiens vivent leur foi de nos jours nous y conduit…

Il nous faut maintenant avancer vers cette nécessaire nouvelle réforme des paroisses. »

Mgr Jacolin, février 2020

 

Avec le pape et notre évêque, nous croyons en la capacité de nos paroisses de se renouveler et de s’adapter aux conditions d’aujourd’hui pour un nouvel élan missionnaire auprès de tous les âges et de tous les milieux.

 

1-La nécessité de réformer nos paroisses est donc nécessaire :

  •          Étant donné le manque de prêtres
  •          Mais aussi l’évolution des modes de vie et de communication en particulier dans les jeunes générations d’adultes,
  •          Le besoin d’une ampleur des réalités paroissiales avec davantage de visibilité (des pôles missionnaires)
  •          Et la relance de la mission d’évangélisation sur un territoire agrandi
  •          En privilégiant la proximité à laquelle sont attachées les plus anciennes générations

 

2-Un comité de pilotage a été créé sous l’impulsion de notre doyen, le Père Alexandre- Marie Robineau et a travaillé sur le sujet ;

La proposition du comité est de passer à 2 paroisses sur notre doyenné au lieu de 5 actuellement :

  •          L’une au Nord, composée de Mareuil et Sainte Hermine : 24 clochers et 20000 habitants
  •          L’autre au Sud, composée de Luçon, Saint Michel en l’Herm et Chaillé les Marais : 19 clochers et 30000 habitants.

 

3- Nous avons besoin de votre avis

S’il vous plaît prenez quelques instants pour répondre à ces questions ; votre avis est important et sera très utile.

 

04-Réforme-Doyenne de Luçon_002.jpg
04-Réforme-Doyenne de Luçon_002.jpg © a
04-Réforme-Doyenne de Luçon_002.jpg
04-Réforme-Doyenne de Luçon_003.jpg
04-Réforme-Doyenne de Luçon_003.jpg © a
04-Réforme-Doyenne de Luçon_003.jpg

 

Télécharger le document/questionnaire

 

Communautés ecclésiales de proximité au sein des nouvelles paroisses.

 

La réflexion sur la constitution de nouvelles paroisses est déjà bien entamée, avec le souci que cette réforme ne soit pas seulement administrative (même s’il est nécessaire qu’il y ait cette base administrative).

Dans ce sens, pour avancer dans la phase de réflexion avec les communautés paroissiales actuelles sur la constitution des nouvelles paroisses, voici des orientations sur ce que pourront être les communautés ecclésiales de proximité à l’intérieur des nouvelles paroisses et sur l’équipe de proximité qui coordonnera chacune de ces communautés.

 

La question de la proximité pour une communion qui n’oublie personne

Le risque avec les nouvelles paroisses sur un territoire étendu est de ramener toute l’activité au centre de la paroisse et d’oublier la proximité avec les gens situés à aux périphérie de la paroisse.

Jusqu’à présent, la proximité de l’Église était assumée, surtout mais pas exclusivement, par les curés résidant au milieu du village. Aujourd’hui nous sommes bien obligés de regarder la réalité en face : ce n’est plus possible de la même façon. Doit-on alors se résigner à ne maintenir la présence de l’Église que dans les bourgs-centres ? Évidemment non !

Si les prêtres doivent toujours avoir le souci d’être proches de tous, ils ne peuvent pas l’assumer de la même manière que lorsqu’ils étaient présents – et souvent à plusieurs – dans chaque commune. Mais cette proximité de l’Église avec les gens est l’affaire de tous les fidèles de par leur vocation de baptisés, pas seulement celle des prêtres.

 

La constitution de communautés ecclésiales de proximité

Un enjeu crucial de la réforme des paroisses est donc la constitution de communautés ecclésiales de proximité. Elles formeront un ensemble humain de taille moyenne, comprenant plusieurs communes (ou plusieurs quartiers dans les villes), où l’Église vit sa mission en proximité avec les gens.

Ces communautés de proximité ne seront pas décidées d’en haut : c’est au sein de la paroisse qu’elles seront déterminées, et donc après la constitution des nouvelles paroisses, même si, pour définir une nouvelle paroisse, il peut être bon de se faire une petite idée de ce que pourraient être ces communautés ecclésiales de proximité à l’intérieur de celle-ci.

Le principe de ces communautés ecclésiales de proximité sera un peu différent de celui qui avait prévalu lors de la précédente réforme des paroisses. Elles seront constituées systématiquement sur l’ensemble du territoire de la nouvelle paroisse avec un périmètre généralement plus grand qu’une commune.

Leur réalité épousera la spécificité de chaque pays, avec un visage sans doute assez différent en ville et en campagne.

Quelques critères pour concevoir ces communautés ecclésiales de proximité :

1.       Un ensemble humain d’un ordre de grandeur de 3 000 à 10 000 habitants, où les gens ont l’habitude de se rencontrer et d’interagir, au moins selon la majorité des « lieux » suivants :  instances communales ou intercommunales, écoles, commerces, associations, santé et EHPAD…

2.       Des chrétiens qui peuvent se rassembler assez facilement le dimanche et en d’autres occasion pour former une même communauté ecclésiale.

3.       Des chrétiens engagés au service de ce qui peut être réalisé localement au sein de la communauté ecclésiale, au moins partiellement et en lien avec l’ensemble de la paroisse, dans les 5 grandes dimensions pastorales :

L’annonce de l’Évangile, la formation de la foi à tout âge, la célébration des sacrements, le partage fraternel, le souci des plus pauvres.

 

Les équipes de proximité

Pour une bonne marche de ces communautés de proximité une équipe de proximité composée de trois à quatre laïcs sera mise en place. En lien avec l’équipe des prêtres de la paroisse, elle veillera à ce que les cinq dimensions de la mission pastorale soient réellement vécues localement.

Ces équipes doivent être bien identifiées par les habitants, pratiquants ou non afin que toute personne sache à qui s’adresser pour des renseignements concernant les propositions pastorales de la paroisse (catéchèse, préparation aux sacrements, pastorale des funérailles, etc.)

L’équipe fera le lien entre les gens de la communauté de proximité et l’ensemble de la paroisse. Elle se rencontrera régulièrement et, au moins deux fois par trimestre, elle fera le point avec un membre de l’équipe pastorale de la paroisse. 

Ses membres seront choisis par l’équipe pastorale paroissiale conduite par le curé après avoir consulté la communauté de proximité pour une durée limitée (sans doute un mandat de trois ans renouvelables deux fois).

Ils suivront une formation initiale, du type « Ecclesia », mais plus simple et décentralisée. Des rencontres avec les autres équipes de proximité pourront leur être proposées régulièrement, en paroisse et en doyenné.

Ils ne feront pas tout par eux-mêmes, mais ils susciteront l’initiative des autres membres de la communauté ecclésiale de proximité, veillant avec les curés à la prise en charge responsable des différents services nécessaires à la vie de la communauté (suivie des enfants à catéchiser et de leurs parents, attention aux personnes fragiles et isolées, service évangélique des malades, visite des familles en deuil et conduite des obsèques…)

Ils veilleront en particulier pour qu’une ou plusieurs personnes prennent en charge l’ouverture et l’entretien de chacune des églises de la communauté ecclésiale de proximité.

Ils auront le souci que l’Église se rende proche des différentes catégories de personnes présentes sur la paroisse (classe d’âges, catégorie professionnelle, situation sociale, etc.) en étant particulièrement attentifs à ceux qui vivent différentes pauvretés.

Ils veilleront à ce que toute la communauté soit missionnaire, « en sortie » pour annoncer l’Évangile à ceux qui ne le connaisse pas ou l’ont oublié.

Ils auront à cœur d’avoir entre eux un partage fraternel et dans la prière.

+ François Jacolin Évêque de Luçon

Répondre à () :


Captcha