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Message du jour de notre curé
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Message du jour de notre curé

Luçon le lundi 20 avril 2020

34ème jour de confinement

Chers frères et sœurs,

Il reste encore 3 semaines avant un début de dé-confinement partiel… ça commence à faire long… notamment pour ceux d’entre nous qui sont les plus isolés…

N’hésitons pas encore et toujours à prendre soin les uns des autres, à appeler au téléphone, à garder contact avec le voisinage et… à prier pour garder au cœur cette communion avec Dieu et avec ses frères et sœurs…

Et à envoyer une petite vidéo de chanson en famille pour toute la paroisse ! On a aussi besoin de se voir et de s’entendre avec un peu de musique et d’humour ! ça réchauffe le cœur !

 

Voici quelques annonces et informations paroissiales :

Pastorale des sacrements et catéchèse

A ce jour, entre 7 et 10 mariages sont reportés à septembre/octobre ou en 2021 ! Ce qui n’est pas simple à gérer car cela pose des problèmes de dates et d’heures de célébration… Mais tout le monde essaye d’y mettre du sien et on devrait, j’espère, trouver des solutions qui conviennent à tous…

Pour les messes, les baptêmes, les sépultures, etc. nous attendons les consignes du diocèse et de la conférence des Evêques de France qui doivent essayer de prendre des décisions communes cette semaine… Il faut donc patienter…

Pour les baptêmes, nous envisageons de célébrer un seul baptême à la fois en multipliant les lieux, les jours et les horaires de célébration les samedis et dimanches pour ne pas dépasser 20 à 25 personnes par célébration de baptême. Mais cela reste à confirmer et à préciser…

 

La Première communion

Nous annulons les 2 célébrations de Première Communion prévues le 17 mai à Ste Gemme et le 24 mai à Luçon ainsi que les temps qui y étaient liés : répétitions, et pèlerinage à St Michel le samedi 13 juin.

Après consultations des différents acteurs et avec les éléments que nous possédons actuellement, voici ce que nous avons décidé et que nous vous faisons connaître (merci de le communiquer aux familles) :

       Célébration commune le dimanche 4 octobre à 11h à la cathédrale de Luçon pour tous les enfants ayant préparés leur Première communion.

Préparation et temps forts en 3 temps :

  • Mercredi 16 et mercredi 23 septembre de 9h30 à 12h au presbytère de Luçon : deux petits temps forts pour recevoir le pardon de Dieu, vivre des ateliers sur la messe, etc.
  • Vendredi 2 octobre de 18h à 19h : répétition puis participation à la messe de 19h avec les parents à la cathédrale.
  • Dimanche 4 octobre : présence des enfants dès 10h pour les dernières répétitions et pour prendre le temps de prier avant la célébration.

 

La Profession de foi 

Après consultations des différents acteurs et avec les éléments que nous possédons actuellement, voici ce que nous avons décidé et que nous vous faisons connaître (merci de le communiquer aux familles) :

Nous annulons la célébration prévue le dimanche 7 juin à 11h à la cathédrale ainsi que les temps qui y étaient liés : répétitions et pèlerinage à St Michel le samedi 13 juin.

La préparation à la profession de foi a été davantage amputée dans son organisation, c’est pourquoi nous vous informons de nouvelles dates de préparation et de célébration :

                             Célébration de la Profession de foi le dimanche 11 octobre 2020 à 11h à la cathédrale de Luçon.

Préparation et temps forts en 4 temps :

  • Une matinée-dimanche : le dimanche 27 septembre dès 9h30 pour les enfants et leurs parents puis la messe de 11h avec la communauté paroissiale
  • 2 mercredis matins : le mercredi 30 septembre et le mercredi 7 octobre de 9h30 à 12h au presbytère de Luçon : sacrement du pardon, ateliers, apprentissage du Credo, etc.
  • Vendredi 9 octobre de 18h à 19h : répétition à la cathédrale puis participation à la messe à 19h avec les parents.
  • Dimanche 11 octobre : présence des enfants dès 10h pour les dernières répétitions et prendre le temps de prier avant la célébration.

Nous avons bien conscience que tout cela donne un caractère assez dense alors qu’habituellement nous essayons de l’étaler dans le temps. Si nous voulons que la formation des enfants soit de qualité et qu’ils grandissent dans la foi, malgré les contraintes actuelles du confinement, nous nous devons d’essayer de prendre les moyens pour cela tout en cherchant un équilibre avec les autres obligations.

Merci de votre compréhension.

Et pensons à prier pour tous ces enfants qui se préparent à vivre ces belles étapes de leur vie de foi chrétienne avec Jésus et toute l’Eglise.

 

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Je vous partage maintenant un texte intéressant du Père Albert Chapelle (1929 – 2003), célèbre jésuite belge :

Article de théologie sur le rapport à la mort

Par feu le Père jésuite belge Albert Chapelle, dans la Nouvelle Revue de Théologie, NRT

 

À l’heure de l’épidémie causée par le coronavirus, notre rapport à la mort est bouleversé. Elle ne se cache plus dans les hôpitaux, elle ne se montre plus dans les églises, et le déni social qui s’était installé autour d’elle fait place au désarroi, alors même que les funérailles en temps de confinement empêchent l’expression du deuil comme on l’a connu jusqu’à présent.

En 1991 fut organisé un séminaire consacré à « la mort aujourd’hui » dans le cadre de l’Institut d’études théologiques à Bruxelles. C’était l’occasion de réfléchir sur le moment de la mort, les soins palliatifs et l’euthanasie... On découvrait alors les étapes du mourir selon Elisabeth Kübler-Ross, la dimension métaphysique de la mort était soulignée grâce à la phénoménologie chrétienne. L’éthique était complétée par la liturgie.

Le texte suivant du père Albert Chapelle est issu des débats qui eurent lieu pendant ce séminaire dont il fut l’animateur principal. Il nous a semblé que cette réflexion qui est aussi une méditation pourrait aider à vivre ce moment. Les sous-titres sont de la rédaction.

 

Introduction.

La mort, phénomène religieux

La mort ne se réduit ni à un moment médical ni à un fait juridique. Elle est un événement d’ordre proprement religieux au sens le plus simple du mot « religieux », où il s’agit de relier les êtres en deçà des abîmes qui les séparent. Peut-être la seule considération de la mort, comme certains l’ont pensé, suffit-elle à fonder le phénomène religieux. En tous cas la mort manifeste que le phénomène religieux n’est pas seulement un phénomène social, au sens positiviste du terme, comme Durkheim l’a employé.

Les différentes approches, juridiques, médicales, sociologiques, philosophiques, spirituelles, mettent en évidence cette irréductibilité de la mort aux œuvres humaines quelles qu’elles soient, y compris morales. Cette thématique doit être mise en lumière. Il est évident que le travail de la raison et de l’affection, qu’il s’agisse de l’accompagnement juridique de nos procédures humaines, n’est pas à la mesure de cet événement de nos vies.

Peut-être faut-il dire aussi que l’approche philosophique elle-même se trouve bien à distance de l’événement de la mort, non seulement parce que le concept est abstrait, mais parce que la densité historique, avec ce qu’elle a de charnel et de hasardeux, est en dehors des prises de la réflexion humaine. Sans doute la liberté apparaît-elle dans les différentes approches évoquées au cœur même du mystère de notre mort et en cela déjà la mort apparaît comme profondément humaine, irréductible au simple périr des autres êtres vivants. La mort est un acte, un phénomène, un événement de la liberté. On peut évoquer ce que Blondel disait de l’option fondamentale de la liberté au moment du mourir. Roger Troisfontaines et Gabriel Marcel son maître, invitent à réfléchir en cette direction. (1) Mais dans le travail philosophique, il est une autre limite : le fait même de vouloir penser la mort la banalise.

C’est peut-être un des travaux les plus constants de toutes les religions du monde que d’avoir voulu rendre raison de la mort, d’avoir voulu en tous cas aider les hommes à mourir (ce n’est peut-être pas le propre de la révélation judéo-chrétienne), en tentant de rapprocher la mort, pour la compréhension même de notre destinée, d’autres réalités comme celle bien sûr de la naissance et de l’amour. Ce qu’il y a de propre à la mort n’en échappe cependant pas moins. Et s’il faut faire entendre la singularité de la parole chrétienne et biblique, elle se trouve peut-être dans ce que la mort tout en étant un phénomène religieux est un phénomène scandaleux.

 

I. — La mort : phénomène scandaleux.

Approche chrétienne

Selon l’Écriture, Dieu n’a pas fait la mort, et qu’il s’agisse de la souffrance du juste, de la mort de l’innocent et bien sûr de la mort du Messie, la folie et le scandale de la mort nous sont apparus à travers toute l’Écriture. Peut-être est-ce une des grandeurs de la révélation judéo-chrétienne que de pouvoir d’une manière unique faire valoir cette irréductibilité, cette immensité de la mort.

Un élément de la liturgie elle-même nous aide, qui est irréductible à toute pensée et à toute théologie, et singulièrement quand elle traite du temps, dans la rupture des rythmes et les déchirements des temps. Ainsi y sont notamment actés l’avant et l’après de la mort. Cet éclatement des temps se présente déjà comme un signe fort : on ne peut imaginer la sépulture chrétienne avant la recommandation des mourants. Il y a un ordre sur lequel nous n’avons pas prise et un ordre dans lequel il y a rupture, rupture de rythme, déchirement des temps.

La mort est une liturgie de l’incertitude. On meurt par accident, par violence comme par maladie. La liturgie des défunts est une liturgie de l’agonie, du travail du deuil, des funérailles, de l’inhumation, des ensevelissements. Cette liturgie est marquée par l’impuissance des êtres humains à rejoindre l’événement, le temps dans lequel il se trouve, comme si la rencontre du temps et de l’éternité apparaissait comme plus brutale, plus obscure et plus incompréhensible que la foi, l’espérance et la charité ne l’avaient jusqu’alors reconnue.

Une simple prière, remarque le Cardinal Lustiger, est ici pleine d’enseignement :

  «  Vous savez que la piété franciscaine a « inventé » le chemin de croix, manière toute populaire de méditer la Passion telle que les évangiles nous la transmettent. D’instinct, le chemin de croix s’est arrêté au Christ mort et enseveli. Il refuse d’aller plus loin. (Quatorzième station, Jésus est mis au tombeau). Certains, pleins de bonnes intentions, ont rajouté une quinzième station, celle du Christ ressuscité. Ils ont fait erreur : ils risquent de faire basculer le récit de la Passion dans la mythologie. La résurrection ne vient pas, comme après la pluie, le beau temps. Il ne faut pas escamoter l’épreuve du Vendredi saint et du Samedi saint, et faire de la Résurrection la simple résolution, au sens musical, d’un accord de la Passion. Ce serait comme supprimer la Passion, alors que la méditation du Vendredi saint s’arrête devant le Christ mort (…). C’est ce corps (mort de Jésus) qui est remis à la Mère et au disciple (…). L’Évangile et la liturgie conduisent ensuite notre regard vers le tombeau. La méditation sur le tombeau scellé, sur la nuit, sur la durée, est un moment capital dans l’adoration du mystère de la Passion. Dans la tradition et dans la compréhension du mystère du Christ, telle qu’elle a été donnée aux disciples (1 P 3,19), ce temps vide est celui de l’exploration des abîmes. Il est descendu aux enfers. Donc toutes les profondeurs de la mort ont été parcourues. Toutes les profondeurs de « (…) l’Hadès » (Ap 20,14) ont été visitées. L’immensité de son scandale est ici divinement manifeste… » (2)

C’est à cela que je voudrais réfléchir pour faire entendre à nouveau la singularité de la parole chrétienne. La réflexion philosophique et théologique pas plus que la foi ne nous dispensent en aucune manière – et c’est peut-être bien le contraire – de porter dans toute sa force le scandale de la mort, salaire du péché, fruit du péché. Si nous voulons contempler les profondeurs de Dieu dans l’abîme de la mort, peut-être faut-il aller aussi profond qu’il nous est donné dans le parcours de cette absurdité de la mort.

   Face à Dieu, le chrétien qui reçoit sa vie de Dieu, et qui vit dans la communion avec Dieu, regarde la mort, à la fois comme un incompréhensible scandale, plein de haine et d’homicide, et comme un passage, plus incompréhensible encore à la Vie (…) au-delà de toute rupture. Plus le croyant découvre Dieu et le péché, plus le scandale de la mort ne fait que s’accroître, plus le scandale et la folie de la croix lui révèlent la puissance et la sagesse de l’incompréhensible Amour. (3)

 

II. — La mort, phénomène théologal.

Le péché et l’immensité de Dieu

Peut-être n’est-ce pas d’abord pour l’homme que la mort est insupportable, mais pour le Dieu vivant.

   La seule manière (habituelle) de rendre la mort tolérable est une sagesse humaine qui consiste à dire : Tu n’es qu’un homme, un pauvre être fini. Position estimable, qui invite à rabaisser l’ambition de l’homme pour qu’il accepte de n’être que ce qu’il apparaît. Mais pour qui découvre que Dieu est vie et source de vie, le scandale de la mort est pour lui plus grand. Plus on goûte la grandeur de la vie donnée par Dieu, et plus le scandale de la mort paraît immense, comme est immense l’abîme du péché. L’homme face à Dieu, découvre la profondeur de ces gouffres, et la mort devient – c’est la symbolique de saint Paul – l’ennemie qu’il faut combattre : ennemie de l’homme, parce qu’adversaire de Dieu qui est Vie, comme Il est Amour. (4)

En avançant ainsi, s’opère comme un déploiement des notions et des mots. Parler de la mort, dans le langage du christianisme, dans le langage de la foi chrétienne, c’est en appeler au Dieu vivant et dénoncer le péché qui est « homicide » (Jn 8,44). Le païen « sans espérance et sans Dieu en ce monde » (Ep 2,12) n’a pas cette manière d’envisager l’indicible de la mort. (5)

Peut-être convient-il à ce propos, pour sonder – s’il est possible – cet abîme, de rappeler ce qui a déjà été évoqué à propos du péché, de la mort et de la damnation. L’Apocalypse parle de la « seconde mort » (2,11 ; 20,6.14 ; 21,8), le Christ parle de « mourir éternellement » : « Quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais » (non morietur in æternum) (Jn 11,26). Et peut-être, si nous voulons mesurer comment cette privation de vie et de souffle qui fait la mort est vraiment contraire au Dieu vivant qui donne la vie, qui est Père et qui donne le souffle, qui est Amour, peut-être alors faut-il laisser peser sur nous, autant que nos frêles épaules peuvent en porter au moins quelque chose, le poids de ce que le péché compte de refus de vie et d’amour, c’est-à-dire de privation de vie et de privation de souffle. S’il faut aimer parce que nous sommes aimés, rendre vie pour vie et donner esprit pour esprit, c’est précisément le propre du péché que de réussir à tuer l’enfant de Dieu et par conséquent de blesser, d’offenser à l’intime le mystère de la paternité divine.

Que le Christ soit présent dans ce monde de mort, de péché, de damnation comme l’explicitent les Exercices spirituels en première Semaine, nous le savons. Que l’Esprit soit contristé, puisqu’il est Amour et Vie par ce qui en nous s’oppose ainsi contradictoirement, il est sûr que cela est vrai aussi de la paternité de Dieu, de la génération divine et de la procession de l’Esprit. Et s’il y a offense de quelqu’un dans la mort, ce n’est pas seulement de la créature ainsi blessée contre son vœu d’éternité. La mort vise d’abord Dieu. C’est lui que vise d’abord l’Accusateur, l’Adversaire, celui qui est homicide dès le début. Le mystère de la mort est d’abord un mystère d’offense à celui qui est Vie et qui donne la Vie Il est le Dieu des vivants et non le Dieu des morts. Et c’est ce que l’Accusateur renie à chacune de nos fautes, en chacune de nos morts.

 

III. — La mort, phénomène de l’infini.

Elle touche Dieu

Peut-être la médiation de notre propre mort et de la mort de ceux que nous aimons resterait-elle encore trop à fleur de terre si nous nous contentions de mesurer l’injustice de la mort à notre propre dynamisme et à notre propre capacité d’aimer. Cela fait partie du vœu d’immortalité, du vœu inscrit dans la chair de l’homme, de pouvoir éternellement et à jamais être assimilé, et consubstantiellement par toutes ses racines, aux sources de la vie dont il a tout reçu. Mais ce que cela peut avoir de puissant, de fort en nous, n’est rien devant le mystère de l’abîme divin. Et ne mesurer la mort qu’à notre propre goût de vivre et à notre capacité d’aimer, ce serait vraiment le réduire à peu de chose. Non, la mort humaine, la mort telle qu’elle sévit par le péché dans le monde, c’est la mort qui touche Dieu au cœur, puisqu’elle refuse le don de vie et le don d’amour qui fait le mystère de notre Dieu Trinité.

Sans doute, cette rupture de rythme, cet éclatement des temps, cet abrupt, cette surprise, ce surcroît que la mort apporte, nous manifeste-t-il en profondeur l’immensité de Dieu. Si nous sommes à bout de souffle et s’il nous faut rendre un dernier soupir, c’est peut-être que nous mesurons l’infini surcroît de l’amour divin et que la vie de Dieu est infiniment de trop pour nos chairs humaines, pour nos chairs de péché. La paternité de Dieu est infiniment trop riche et trop surabondante pour que nous puissions, sans être portés jusqu’au bout de nous-mêmes et expirer, recevoir à jamais cette éternité de charité.

 

Conclusion.

La mort, phénomène de la surabondance.

La paternité divine

Pour terminer, je voudrais encore ajouter deux choses. La première est une évocation de l’ancienne littérature, médiévale en particulier, sur le débat en Dieu entre la miséricorde et la justice. Peut-être à la manière du « Minuit chrétien » attribuons-nous la justice à Dieu le Père et parfois nous faut-il recourir à la tendresse de Marie pour faire entendre la miséricorde de Dieu. Saint Anselme et saint Thomas disent : Dieu est « dives in misericordia », comme Jean-Paul II le montre dans son Encyclique, Dieu est le père des miséricordes. Déjà saint Paul nous le fait entendre.

S’il y a un débat entre miséricorde et justice, entre le Père et le Fils, c’est précisément sur cette surabondance de la paternité divine. Elle est éternelle, donc elle est éternelle surprise et éternel surcroît. C’est peut-être dans ce qu’il y a d’hiatus éternel entre miséricorde et justice que nous pouvons pour notre part mesurer ce surcroît de la paternité. C’est le même hiatus que nous trouvons dans l’épître aux Romains entre le temps de la colère et le temps de la patience, le temps de la colère et le temps de la miséricorde, le temps dans lequel Dieu porte le poids de la mort et le surcroît infini et éternel dans lequel Dieu nous donne accès.

La dernière remarque est tirée de la liturgie des défunts et de la mise en parallèle de deux chants. Le chant que l’on entend souvent dans de présentes funérailles me paraît un peu simple : « Que le Père t’accueille en sa maison », comme s’il était spontané à l’homme de s’envoler au ciel. Dans l’ancienne liturgie, on parlait des anges et des martyrs qui devaient porter l’âme : « deducant te angeli, qu’ils te conduisent ». C’est une image éminemment symbolique de ce surcroît et de l’abrupt de Dieu. L’adoration dans la mort suppose que l’homme prenne plus qu’ailleurs conscience de son impuissance à mourir et de son impuissance bien davantage encore à entrer dans la gloire de Dieu. L’intercession des autres, y compris des saints et des bienheureux, des martyrs et des anges ne semblent pas superflue pour ce dernier passage.

 

(1). Cf. M. Blondel, L’action. Essai d’une critique de la vie et d’une science de la pratique, Paris, Alcan, 1893, p. 353s ; G. Marcel, Être et avoir (Journal métaphysique 1928-1933), Paris, Montaigne, 1935, pp. 41-43 ; R. Troisfontaines, « Je ne meurs pas. », Namur, Presses univ. de Namur, 1960 (2 vol.).

(2). J.-M. Lustiger, « Celui qui croit en la vie éternelle », dans C. Chabanis (dir.), La mort, un terme ou un commencement, Paris, Fayard, 1982, p. 432-433.

(3). Ibid., p. 418.

(4). Ibid., p. 417.

(5). Ibid., p. 416.

 

Retrouvez cet article sur : Nouvelle Revue Théologique

                                                                                            -------------------------------------------------

 

Méditation de la Parole de Dieu du jour

Chers amis,

Il nous faut naître d’en-haut, naître de nouveau, naître du souffle de l’Esprit. Pour vivre cette renaissance en Dieu et entrer dans le Royaume de Dieu, nous sommes invités à l’humilité ! C’est la clef ! Sinon, aucune renaissance n’est possible !

Ainsi, Pierre et Jean et les autres apôtres qu’ils retrouvent, commencent à prier et à louer Dieu, à confesser que Dieu Sauveur est aussi Dieu créateur : « Maître, toi, tu as fait le ciel et la terre et la mer (…) ». La vraie conscience chrétienne et la profondeur de la foi en Jésus invitent à prendre sa juste place humaine comme créature dans la Création, sous le regard et dans la main de Dieu ! Cela évite toute illusion de toute-puissance !

Aujourd’hui, dans toutes ces crises que nous traversons, nous touchons du doigt la crise de la modernité et du progressisme qui dominent les mentalités depuis des décennies en se croyant toutes-puissantes, en mettant l’homme au centre, sans Dieu ! Cet anthropocentrisme qui a exclu Dieu atteint aujourd’hui, encore une fois, les conséquences de son orgueil et de son manque d’humilité !

C’est une invitation pour nous, en ce temps pascal, à retrouver la joie et la simplicité de la prière d’action de grâce pour se centrer sur Jésus ressuscité et se décentrer de soi-même, et accueillir le souffle de l’Esprit Saint dans un cœur ouvert et humble à l’œuvre de Dieu. Nous pourrons alors avancer un peu plus sur notre chemin baptismal et renaître en Dieu jour après jour jusqu’à la grande naissance dans la vie éternelle…

 

Résolution et intentions de prière du jour

  • Dans ma prière d’aujourd’hui et/ou dans mon chapelet, j’essaye de prier pour toutes les personnes seules et/ou malades que je connais, notamment celles de notre paroisse, en les confiant au Seigneur par la prière de Marie.
  • Prions pour les vocations sacerdotales et religieuses dans l’Eglise et dans notre diocèse de Luçon, et tous les jeunes qui discernent actuellement quelle est la volonté de Dieu dans leur vie afin qu’ils grandissent dans leur liberté chrétienne en donnant leur vie comme le Christ.

 

Saint du jour

                                                                                                      Bienheureuse Odette

                                                                                         Moniale au Brabant (mort en 1158)

Née dans une illustre famille du Brabant, en Belgique, ses parents voulurent la marier malgré elle. Traînée devant l'autel, elle répondit au prêtre "Non, pas du tout" au moment de déclarer si elle consentait à prendre pour époux le chevalier Simon que ses parents lui destinaient.

Pour éviter tous les autres prétendants attirés par sa beauté, elle se coupa le nez, entra chez les religieuses de Prémontré, au couvent de Bonne-Espérance, à Rivroelles ou Rivreuilles en Belgique, dont elle devint la prieure. C'est là qu'elle meurt, à moins de vingt-cinq ans.

 

Dictons du jour

                                                                                   À la saint Théodore, fleurit chaque bouton d'or

 

Citations et belles pensées du jour

« Une Ste Brigitte, une Ste Catherine de Sienne ou encore une Ste Thérèse, la puissante réformatrice de son ordre au temps du grand déclin de la foi, qui, voulant porter secours à l’Eglise, vit que le meilleur remède était le renouvellement d’une vraie vie intérieure »

               (Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix/Edith Stein 1891 – 1942)

« Le « Est-ce que tu m’aimes ? » de Jésus à Pierre, est adressé à chaque croyant jusqu’à la fin de temps ».

               (St Augustin 354 – 430)

« Aimons à réciter notre chapelet. Le chapelet, c’est le livre de tout le monde : c’est le livre du prêtre et du peuple ; c’est le livre de l’aveugle ; c’est le livre du vieillard dont l’œil se ferme aux choses de ce monde ; c’est le livre du savant et de l’ignorant, c’est le livre de celui qui souffre… Quand la mort lui a fermé les yeux, il emporte avec lui dans la tombe son crucifix et son chapelet pour montrer qu’il est un enfant de Jésus et de Marie »

               (Bienheureux Antoine Chevrier 1826 – 1879)

 

Prière du jour

 

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