2
Informations et agenda paroissial
Message du jour de notre curé
Message du jour de notre curé
© a

| Webmaster

Message du jour de notre curé

Luçon le mercredi 1er avril 2020

16ème jour de confinement

Chers frères et sœurs,

Voici le message du jour. J’ai décidé de changer quelques modalités…

              « Tchete né, ma mėmé Victorine m'a aplé do paradis à 5 hures do matin avec son vieux portable à manivelle. A l'été tote effréyaïe. A m'a dite : " ma p'tite feuille, si te vu pas me rejoindre tot d' suite au paradis, faut qu' te fasse bé attention. I voit bé qu'o va mal chez vous. Vzavez été envahi par ine sale p'tite bestiole qui vé t' Chine å ce quo paré. Ché Chinois, quand maïme, le sont vraiment envahissants: le nous vendant dos hardes qui valant pas cher, asture o lé un virus qui v' coûte ine fortune. Et pi, le payant tel'ment pas cher lu zouvriers que chez nous, le s'en allant torto là-bas.Otfois, chez nous, o té la grippe espagnole, o té pas mu. Entre vous, o lé comment déjà ? Le caronavirus, le caconovirus ....ah! Y' arivré pas à ou dire....Prends do précautiens, ma p'tite.O faut obéir à vot président, i sais qu'lavant do mal à obéir les Français, mais i cré quand maïme que l'fait tot c'que l'pu, por pas que ve zyez pas trop mao, pov p tit gars. L' a bé do mérite L' s'attendait sûrement à tchte catastrophe, pi son acolyte ossi

- te restes chez-ta,  pi te fabriques do masques, l' en avant besoïgne à l' hôpital, et pi t'sais coudre!

- te frottes bé té manyes avec do savon d' Marseille. Pas utile de prendre tchète solution peur les alcooliques

- te t'mouches dans ton code, te mets pas tes manyes dans ta goule.

- si do monde t'approche, te retchules d'ou moins un mètre, le pouvant t' cracher sur la goule

I voit tot tchu d' là où y sé. o lé bė triste. Bėtou, o l'ora pu d'piace au paradis. Les contrevenants entre eux l ' irant tou dré en enfer. O le bé fé peur entre eux. L' aviant qu'à obéir.

To les marchai sont formaï.Te vois ma p'tite feuille, fallé pianter dou patates, pis dos jottes, d'la poraille, dos feftranches, pi les mètre en bocal, là te pouré t'nir un siège.

O métavi qu'o l'ė pas par hasard c'qui s'passe chez vous. Ve zavez fait do mal à la planète, les virus le proliférant parce que l'avant trop chau. Asture, la planète a s' venge.

Bon, i te dis pas a betou : o s'ré mové signe. 

Prends bé soin d'toute ma p'tite feuille, pis dis â tous ceux qu'taimes de faire pareil, et pi au zautes ossi

Allez, i t'aime, i vu pas qu'o t'arrive do maux.

Ta mémé Victorine »

J’espère que vous avez bien tout compris !! Tout le reste va être également en patois !!!

 

 

                                              Poisson d’avril !

                                       Pas d’inquiétude ! Nous sommes le 1er avril, il fallait donc bien marquer le coup…

 

Nous entrons dans notre 3ème semaine de confinement…

Je pense tout particulièrement à vous les personnes seules à la maison… J’espère que vous avez des appels téléphoniques, des visites « de loin », etc.

Et je pense à vous les familles. Ce confinement peut être l’occasion de vivres de belles choses mais cela peut aussi être difficile à gérer au quotidien sur le long terme… Courage !

Et c’est là, chers amis, qu’on se rend compte que vraiment on n’est pas génétiquement prévu pour hiberner ou faire l’ours !

Nous sommes tous interdépendants et nous avons tous besoin les uns des autres pour vivre ! Personne n’est indispensable mais chacun est irremplaçable !

C’est le sens de la notion chrétienne de « personne ».

Notre société essaye de nous vendre l’illusion de la liberté individuelle comme si par cette notion d’individu on pouvait comprendre que les autres n’ont pas besoin de moi et que je n’ai pas besoin des autres pour exister, pour grandir, pour vivre. Une illusion !

La foi chrétienne depuis le départ prône la notion de « personne » qui voit l’être humain comme en interaction permanente avec les autres : l’être humain est « relation ». Nous sommes chacun de nous une « personne » : nous avons besoin des autres et les autres ont besoin de moi pour exister, pour grandir, pour vivre ! Et je ne peux pas vivre contre les autres ! Ma liberté ne peut pas exister en vérité contre mon prochain ou alors ce n’est pas vraiment la liberté…

Et une somme d’individus, cela fait une masse ; alors qu’une somme de personnes, cela fait un peuple !

 

Dostoievski (1821-1881) aimait à dire : “Nous sommes tous coupables de tout et de tous devant tous, et moi plus que les autres“. 

Ce qui fait écho au philosophe juif Emmanuel Lévinas (1906-1995) qui inspire beaucoup la philosophie et la morale chrétiennes, en insistant sur le visage de l’autre, le visage de mon frère qui m’appelle à faire le bien, qui m’oblige à réagir en être humain, qui me pousse à aimer. Le visage de mon frère est un appel et une exigence…

 

Méditation de la Parole de Dieu du jour :

Le Seigneur ne nous abandonne pas ! Il danse avec les trois enfants dans la fournaise en rendant gloire à Dieu de les délivrer du mal et de la mort ! Parce qu’ils ont été fidèles et ont refusé d’adorer une idole en demeurant vrai adorateur du seul vrai Dieu, le Seigneur entend leur supplique et les sauve !

Ainsi, la vraie joie et la vraie liberté ne sont pas dans les modes, les compromissions et les petits arrangements qui peuvent parfois faire illusion et apporter une fausse paix provisoire et temporaire. On veut sauver sa vie mais on tue son cœur et son âme et sa joie !

Le Seigneur nous le dit et nous le redit : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres » (Jn 8, 31-32). Il ne faut donc pas avoir un cœur ni un esprit fermés mais bien être ouvert à la Parole de Dieu et la laisser habiter notre cœur et notre vie. Est fidèle celui qui aime ! Et l’amour n’est pas que sentiment. Il est choix et engagement. 

C’est pourquoi CHARITE – VERITE – LIBERTE est une forme de triptyque comme un tabouret à 3 pieds. Vous en enlevez un et vous tombez ! Il faut tenir ensemble ces 3 dimension de notre vie chrétienne à la suite du Christ et dans le Christ. 

La Parole de Dieu, c’est le Christ Jésus lui-même qui doit vivre en nous. « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20) nous dit St Paul. 

Ainsi, ce qui compte ce n’est pas la vie à tout prix mais c’est l’amour à tout prix ! Quel est le sens d’une vie sans amour ? Ce qui compte c’est d’aimer comme le Christ, jusqu’au bout. 

C’est cet amour-là qui rend libre.

 

Résolutions et intentions de prière du jour :

  • Prions pour les enfants handicapés et leur famille notamment sur notre paroisse : Martin et ses parents Diane et Davy à Beugné-l’abbé, France et sa maman Roselyne à Chasnais, et d’autres… 

La situation de confinement peut être encore plus éprouvante que d’habitude. Et ils sont plus fragiles face au virus… Confions-les tout spécialement au Seigneur !

  • Continuons de prier pour les soignants et confions ceux qui sont décédés du virus dans l’exercice de leur service de soin aux malades. Que le Seigneur les accueille dans Sa Demeure !

 

Le témoignage poignant d'un médecin italien

Un médecin à Lombardie nous raconte : 

« Dans mon cauchemar le plus sombre, je n'aurais jamais pensé voir et vivre cette chose qui se passe ici dans notre hôpital depuis trois semaines. Cette horreur grandit chaque jour, est devenue ingérable et nous sommes devenus inefficaces.

Au début, seuls quelques personnes sont venues, puis une centaine, et maintenant nous ne sommes plus des médecins mais des sélecteurs ... nous devons décider qui vit, qui meurt en les renvoyant à la maison même si ces personnes ont honnêtement payé des impôts en Italie.

Il y a deux semaines maintenant, mes collègues et moi nous étions athées. C'était la norme, de croire dans la science. Et la science élimine la présence de Dieu. J'ai toujours ri de mes parents parce qu'ils allaient à l'église.

Il y a neuf jours, un pasteur de 75 ans est venu chez nous avec de graves problèmes respiratoires.

Il avait une Bible et il a lu aux mourants tous les jours des passages en leur tenant la main. Nous étions à la fois mentalement et physiquement épuisés et amers, mais quand nous avions le temps, nous nous sommes assis et nous avons écouté. Maintenant, nous devons l'admettre ; en tant qu'êtres humains, nous avons atteint nos limites, nous ne pouvons plus rien faire ! De plus en plus de personnes meurent chaque jour. Nous sommes épuisés, deux de nos compagnons sont morts et les autres sont à peine debout.

Nous avons réalisé que la connaissance scientifique de l'homme est limitée et nous avons besoin de Dieu ! Nous avons commencé à prier chaque fois que nous avions quelques minutes. Incroyable mais ancré athée, nous sommes venus à Dieu et on a trouvé la paix ! Il nous aide à persévérer afin que nous puissions prendre soin des patients.

Hier, le berger de 75 ans est décédé comme jamais auparavant (même si nous avons eu 120 morts au cours des trois dernières semaines), nous étions tous dévastés. Parce que le vieux berger, alors qu'il était avec nous, a réussi à ramener la paix parmi nous que je n'avais jamais aucun espoir de trouver.

Le berger est allé vers le Seigneur, et nous suivrons bientôt. Je ne suis pas rentré chez moi depuis six jours, je ne sais pas quand j'ai mangé pour la dernière fois, et j'ai réalisé que jusqu'à présent à quel point j'étais inutile sur cette terre. Je voudrais offrir mon aide aux autres jusqu'à mon dernier souffle. Je suis heureux de trouver Dieu et je veux le servir en aidant mes semblables jusqu'à mon dernier souffle ».

 

Confession, pardon et indulgence

A la suite de la déclaration du Pape François sur la confession de désir et suite aux recommandations de Rome en temps d’épidémie de Covid-19, voici quelques explications pour mieux comprendre ce que dit l’Eglise sur la confession, le pardon et les indulgences à la suite du Concile Vatican II et toute la Tradition de l’Eglise.

Le père Thomas Michelet, dominicain de la Province de Toulouse, docteur en théologie, enseignant l’ecclésiologie et les sacrements à l’Université Pontificale Angelicum à Rome, sur la confession en l’absence de prêtre et sur les indulgences :

 

  • Quelle est la différence entre le pardon des péchés et le don des indulgences ?

[…] les indulgences ne consistent pas à pardonner les péchés, puisqu’elles supposent au contraire ce pardon déjà reçu. Une fois nos péchés remis par le sacrement de pénitence, les indulgences visent à nous remettre de leurs conséquences, pour guérir peu à peu tout ce que le péché a blessé en nous. Pour faire comprendre la différence, Mgr Perrier, alors évêque de Lourdes, avait utilisé cette belle image lors du jubilé de l’an 2000 :

   « Quand un incendie est éteint ou qu’une inondation est arrêtée, les dégâts restent. Il ne suffit pas d’être guéri pour retrouver la santé : sauf miracle, il faudra une longue convalescence. Dans l’ordre des relations, la fin d’une querelle ou un traité de paix n’efface pas d’emblée les blessures laissées par le temps du mépris. L’indulgence a pour effet de guérir ces blessures, par le secours de tous nos frères, les saints, et d’abord de Celui qui est le Saint de Dieu, Jésus-Christ. »

Si le sacrement de la pénitence éteint l’incendie, évitant ainsi le feu de l’enfer à qui mourrait en état de péché mortel, reste encore à réparer les dégâts : c’est l’œuvre des indulgences, qui purifient sur terre ce qui autrement devrait l’être au purgatoire avant de rejoindre le paradis. C’est donc d’une grande importance pour le chrétien qui croit en ces fins dernières. Mais pas seulement. Cela s’appuie aussi sur la foi en la communion des saints, car il est possible de gagner des indulgences pour autrui, vivants ou morts. L’Église elle-même peut décider de les appliquer largement en puisant dans le trésor des satisfactions du Christ et des saints.

Quand on y songe, c’est une très belle doctrine. Malheureusement, elle est trop ignorée, étant souvent mal comprise et parfois mal enseignée. Le Catéchisme de l’Église catholique, à propos des indulgences (n. 1471-1479), parle de purification des « peines temporelles » du péché. Qu’est-ce à dire ? Le cardinal Journet enseignait que si l’on ne veut pas se perdre face au mystère ténébreux du mal, il faut le considérer à partir du mystère lumineux de l’amour.

Dieu est amour. Nul ne peut être ami de Dieu s’il n’est dans l’amour. Or le péché s’oppose à l’amour de Dieu. Pour être réconcilié avec Dieu, il faut être pleinement rétabli dans l’amour. C’est la grâce propre du sacrement de pénitence et de réconciliation de nous remettre en état de grâce, nous qui étions morts à la vie de grâce par le péché. Là, il n’y a pas d’intermédiaire : ou bien on est mort dans l’état de péché ; ou bien on est vivant dans l’état de grâce. En revanche, pour ce qui est de la vie de l’amour, il y a plusieurs degrés possibles. Car on peut croître en amour, et de deux manières. Le péché implique en effet un double mouvement : détournement de Dieu (aversio a Deo), attachement désordonné aux créatures (conversio ad creaturam). De même, la conversion implique ce double mouvement mais en sens inverse : attachement à Dieu (conversio ad Deum), détachement des créatures (aversio a creatura).

On est en état de grâce lorsqu’on est de nouveau attaché à Dieu par la vertu de charité. Et il est toujours possible de croître en amour de ce côté-là, d’aimer Dieu sans cesse davantage. Mais l’amour de charité peut cependant coexister avec l’imperfection d’un certain attachement aux créatures. C’est alors la différence entre une charité imparfaite et la charité parfaite. L’effet des indulgences est de nous purifier de ces imperfections pour nous établir peu à peu dans la charité parfaite. De sorte que si nous mourrions, nous serions immédiatement prêts à la vision de Dieu, sans aucun obstacle qui se dresse entre nous. On comprendra que ça ne se fera pas tout seul, sans un vrai travail de purification auquel les indulgences participent. […]

 

  • Coronavirus : comment la grâce de Dieu se donne en l’absence de prêtre ?

[…] Les sacrements supposent une présence réelle, pas virtuelle. Car ils sont dans la logique de l’Incarnation, dont ils sont comme la continuation. Le Verbe s’est fait chair pour qu’on puisse le voir, l’entendre, le toucher. Le saisir par nos sens et pas seulement par notre intelligence.

De même pour les sacrements : ils sont la grâce en tant qu’elle est offerte à nos sens, en tant qu’elle touche notre âme en passant par le corps. En allant du corporel au spirituel. Ils assurent une présence sacramentelle du Christ qui passe par le ministre comme dans une « humanité de surcroît ». Lorsque le ministre dit « tes péchés sont pardonnés », c’est la voix du Christ lui-même qui parle par sa bouche. Le Christ lui emprunte son humanité pour nous parler, nous toucher et nous saisir à travers lui. Le Christ se rend présent sacramentellement par cette présence physique du ministre qui en est le signe et l’instrument. Sans le ministre du Christ, l’absolution sacramentelle est donc impossible.

Si la célébration du sacrement n’est pas possible, la seule chose que le fidèle puisse faire sont les trois actes du pénitent (la « matière » du sacrement) : l’aveu, la contrition, la pénitence (satisfaction). Mais il ne peut pas recevoir la partie du prêtre, l’absolution (la « forme » du sacrement). Ce ne sera donc pas un sacrement, mais ce sera au moins le commencement d’un sacrement (sa « matière »). Ce qui est déjà source de grâce.

 

  • Se confesser à son cheval, c’est possible !

On pourrait bien faire l’aveu de ses péchés par téléphone (ce qui pose tout de même la question du respect de la confidentialité, et donc du secret sacramentel), mais de toutes manières, on ne pourrait pas recevoir l’absolution. La règle toute simple est qu’en l’absence de prêtre, on fait bien ce que l’on peut. Au Moyen Âge, c’était l’exemple classique du soldat sur le champ de bataille. Que faire dans cette situation tragique ? S’il n’y a pas de prêtre, on se confesse alors à un compagnon d’arme. Et si l’on n’a pas de compagnon, on se confesse à son cheval. Et si l’on n’a pas de cheval, on se confesse à son épée, qui est en forme de croix. Pour saint Thomas d’Aquin, le pénitent aura ainsi satisfait au précepte de l’aveu. Pour lui, cette contrition sans aveu et sans absolution sera un « quasi-sacrement ». Ce ne sera pas une confession complète, mais c’est déjà mieux que rien. On fait bien ce que l’on peut. Inversement, ce que l’on peut faire, on doit le faire.

 

  • Les conditions de la parfaite contrition

Ensuite, on doit faire un acte de contrition. Si la contrition est parfaite, elle peut aller jusqu’à la rémission complète des péchés. Ce qui est la grâce du sacrement, son effet propre. Dieu qui a institué les sacrements n’est pas limité par le régime des sacrements qu’il a institués, et peut accorder la grâce du sacrement sans le sacrement lui-même (cf. St Thomas d’Aquin, Somme de théologie, IIIa, Q. 64, art. 7).  À condition d’en avoir les vraies dispositions spirituelles. Ce qui implique donc une vraie conversion : regretter ses péchés avec le ferme propos de ne plus recommencer ; les détester et les rejeter par amour de Dieu. Autrement la contrition ne serait qu’imparfaite et n’entraînerait pas de soi la pleine réconciliation avec Dieu qui suppose l’amour de Dieu puisque Dieu est amour. Cela implique aussi la volonté de le réparer (satisfaction), en faisant pour cela ce qu’il faut. Cela implique enfin d’avoir au moins le désir du sacrement (votum sacramenti). Et donc le désir de se confesser dès que possible, d’en avoir le ferme propos et de le faire effectivement dès que ce sera possible. Autrement ce serait le signe qu’on n’en avait pas vraiment le désir, et donc qu’on n’avait pas vraiment la contrition parfaite, et donc que notre péché n’est pas remis. Si l’on se confesse dès que cela redevient possible, on recevra alors la grâce du sacrement de manière plus complète (toujours d’après saint Thomas).

 

  • La pénitence : Dieu n’est pas limité par le sacrement

Enfin, la pénitence est toujours possible, quelles que soient les circonstances, parce qu’elle peut prendre des formes infiniment variées. Tous nos actes de pénitence, quels qu’ils soient, peuvent compter comme pénitence pour réparer nos péchés. Toute notre vie de pénitence peut s’inscrire dans la démarche pénitentielle qui est celle du sacrement. Simplement, la difficulté est qu’on ne s’impose pas à soi-même la pénitence sacramentelle. On ne la décide pas soi-même, mais on la reçoit. De même qu’on ne s’administre pas à soi-même les sacrements, mais on les reçoit de Dieu par la médiation de l’Église. Là encore, je dirai qu’on fait bien ce que l’on peut. Le Seigneur voit notre pénitence, il voit notre cœur brisé et humilié ; il entend nos cris et nos supplications qui montent vers lui ; il voit notre désir de réparer nos fautes et les actes que nous posons pour le faire… et il peut compter cela pour justice. Le mot « satisfaction » vient de satis en latin qui signifie « assez, cela suffit ». Nos pénitences seront toujours symboliques, par rapport à la profondeur et à l’étendue mystérieuse du mal que nous ne percevons pas dans sa pleine lumière. Mais le Seigneur peut nous dire que cela suffit, que nous avons fait ce que nous pouvions, comme cette pauvre veuve qui apportait au Temple ses deux piécettes de rien du tout, et qui a donné ainsi plus que tous les autres.

 

Donc là encore, notre vie de pénitence peut nous obtenir l’effet de grâce du sacrement, sans sa célébration. À condition là encore qu’on ait un vrai désir du sacrement, et donc qu’on se confesse dès que possible, en présentant alors la pénitence déjà accomplie, avec l’aveu et la contrition. […]

 

Saint du jour :

Saint Hugues de Grenoble

Évêque de Grenoble (mort en 1132)

Né à Châteauneuf sur Isère, dans le département de la Drôme, il était le fils d'un officier. Saint Hugues était chanoine de Valence quand le légat du Pape Grégoire VII le nomma au siège épiscopal de Grenoble dans le Dauphiné. A cette époque, une grande partie du clergé de ce diocèse était d'une moralité particulièrement déplorable. Au bout de deux années, Hugues, découragé, se retira à l'abbaye de la Chaise-Dieu dans le Velay. Il y vécut quinze mois parfaitement heureux, jusqu'au jour où un ordre pontifical lui enjoignit d'aller réoccuper son siège épiscopal. Ce fut lui qui procura à saint Bruno, son ancien professeur de Reims, la solitude inaccessible qu'il cherchait pour y fonder son Ordre. Il l'installa dans la vallée de la Grande-Chartreuse d'où il tire son nom. Hugues y séjournait le plus souvent possible. Saint Bruno, qu'il avait pris comme directeur spirituel, eut souvent fort à faire pour l'empêcher de ruiner sa santé à force d'austérités. Il lui interdit notamment de vendre le cheval qui lui servait pour visiter son diocèse, comme il avait vendu, pour aider les pauvres, l'anneau pastoral qu'on lui avait offert et son calice le plus précieux. Saint Hugues prit une part importante au concile de Vienne (1077) où fut condamné l'empereur Henri IV, l'habile simulateur de Canossa devant le pape Grégoire VII.

 

Dicton du jour :

Pluie de Saint-Hugues à Sainte-Sophie, Remplit granges et fournils.

 

Citations et belles pensées du jour :

« Quand, dans la perplexité, mon esprit se dérobe ou défaille, et que les plus intelligents ne voient pas plus loin que ce soir, et ne savent de quoi demain sera fait ; d’en-haut Tu m’envoies la claire certitude que Tu existes, que Tu veilles à ce que toutes les voies du Bien ne soient pas fermées »

(Alexandre Soljenitsyne 1918-2008, déporté au Goulag russe puis en résidence surveillée pendant plus de 15 ans)

 

« Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance, il n’est pas venu l’expliquer, mais il est venu la remplir de sa présence »

(Paul Claudel 1868-1955)

 

Prière du jour :

Pour continuer notre prière au Cœur Immaculé de Marie suite à la consécration de notre diocèse.

Prière message.jpg
Prière message.jpg © a
Prière message.jpg

 

Retrouvez les messages précédents :

Mardi 31 mars 2020 :

Message du jour de notre curé
Voir l'article

Lundi 30 mars 2020 :

Message du jour de notre curé
Voir l'article

 

Retrouvez tous les messages ICI

Répondre à () :


Captcha
Stan | 01/04/2020 13:13

Merci beaucoup pour toutes ces lumières pour vivre de la Miséricorde du Christ !

Leclerc | 03/04/2020 16:04

merci pour le texte en patois Vendéen, mais je ne trouve pas la signification de FEFTRANCHE si vous pouvez m'aider, je ferai des heureux autour de moi....