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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 9 novembre 2019 © viechretienne.fr

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Méditation du 9 novembre 2019

(Jean 2, 13-22)            

            Episode rude, mais si riche ! A quoi bon tant de travaux « depuis quarante-six ans », pour faire du Temple une « maison de commerce ». Hérode (le Grand) n’avait-il pas pensé à sa propre gloire ? Le trafic, toléré puis orchestré, symbolisait la déchéance même d’un « culte » devenu formaliste. Cette « maison de prière » cèdera la place au vrai Temple, le Corps du Christ. Avec Lui, le temps est arrivé où l’on n’adore ni à Jérusalem ni sur la colline de Garizim, mais « en esprit et vérité » (Jean 4, 24). Bientôt, Etienne dira devant le Sanhédrin (Actes des Apôtres 7, 48) que Dieu n’habite pas dans des demeures faites de la main des hommes.

            « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai ». Chez Saint Jean, Jésus emploie des mots qui sont compris par les auditeurs d’après le sens naturel, mais capables d’évoquer un autre sens, surnaturel ou figuré. (On peut en compter une douzaine !). Ici, bien sûr, c’est le mot « relever ». Jésus annonce sa résurrection : Mais lui parlait du sanctuaire de son corps, alors que ses interlocuteurs pensent au Temple, en chantier depuis quarante-six ans. La Résurrection sera l’œuvre de Dieu, alors que le Temple n’était qu’une demeure faite de la main des hommes. La Divinité n’a pas besoin d’une Maison sur terre. Et pourtant, Jésus avait parlé du Temple comme de « la Maison de mon Père » (Luc 2, 49). Ce sont les hommes qui en avaient fait une « maison de commerce »

            « Lui parlait du sanctuaire de son corps » : toute une christologie ! Ces mots font revivre toute l’Incarnation, dont le Prologue de l’Evangile de Jean donne tout le sens. Hélas ! Combien d’hommes, aujourd’hui encore, peinent à admettre que Dieu ait pris un corps comme le nôtre, unissant à jamais dans une Alliance nouvelle et éternelle la Divinité et notre humanité. Jésus est cet Homme Unique, dont le Corps est le « Sanctuaire » de la Divinité.

            Le verset 22 dit la foi des apôtres, ou du moins celle de Jean. Il avoue ici qu’il n’avait pas oublié cette parole et qu’elle a pris pleinement sens lors de la Résurrection. Jean avait entendu les paroles de Jésus qui avaient suscité la foi en Lui ; au matin de Pâques, lors de la constatation du vide du tombeau, il vit et il crut, (Jean 20,8)

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