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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 9 février 2021
Méditation du 9 février 2021
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Méditation du 9 février 2021

2021 02 09 DES LEVRES (5TO2) (Marc 7, 1-13)

 

            Apparemment, il y a une question de « contact » dans cette controverse : Jésus a touché les lépreux et autres malades. La discussion porte sur le « toucher » : « pur » ou « impur » ? Jésus va élever le débat : du geste à Celui qui le demande, et qu’on veut honorer…De loin, on le voit, c’est toute la question du « pur » et de « l’impur »qui est posée. Or « les pharisiens et les scribes »réduisent cette question à « rien » ou « presque rien » en ne s’attachant qu’au contact physique, superficiel.

            « Jésus situe d’abord le débat à un autre niveau, non pas celui des règles de pureté rituelle, mais celui de l’autorité qui établit ces règles. Il apparaît clairement, à travers l’incise des versets 3-4, que Marc s’adresse à un auditoire qui ne connaît pas les observances juives. » (Marc, hc)

            Jésus oppose les « recommandations » qui viennent des hommes au « commandement » qui vient de Dieu. La référence à Isaïe (« cœur » opposé à « lèvres ») en dit très long à ce sujet.

            Un exemple précis de ce « détournement » de l’esprit de la Loi est fourni par Jésus à propos de « korban » : il suffit de prononcer ce mot à propos d’une offrande au Temple pour se croire dispensés de « prendre soin de ses parents ». Or le précepte est formel, mais « vous annulez l’autorité », vous « détournez » le vrai sens du précepte. (L’application moderne est certes flagrante devant l’abdication de l’affection due aux parents !)

 

    Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582) carmélite, docteur de l'Église, (Le Chemin de la perfection, ch. 28, 9-11), comparaît son âme à un palais dont elle devait honorer la dignité.

 

 

           « Imaginons qu'il y a en nous un palais d'une immense richesse, construit tout en or et en pierres précieuses, digne enfin du Maître auquel il appartient. Puis dites-vous, mes sœurs, que la beauté de cet édifice dépend aussi de vous. C'est vrai, car est-il plus bel édifice qu'une âme pure et pleine de vertus ? Plus elles sont grandes, plus les pierreries resplendissent. Enfin, songez que dans ce palais habite ce grand Roi qui a bien voulu se faire notre Père ; il se tient sur un trône de très haut prix, qui est votre cœur. (...)

     Je comprenais bien que j'avais une âme, mais l'estime que méritait cette âme, la dignité de celui qui l'habitait, voilà ce que je ne comprenais pas. Les vanités de la vie étaient comme un bandeau que je mettais sur les yeux. »

 

 

 

 

 

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