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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 8 février 2021
Méditation du 8 février 2021
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Méditation du 8 février 2021

2021 02 08 SAUVES (5TO1) (Marc 6, 53-56)

 

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La traversée du nord-est du Lac (Capharnaüm) jusqu’à Génésareth (Tibériade), à l’ouest, devait se faire facilement. (Aujourd’hui, les pèlerins évoquent la tempête apaisée sur ce parcours en barque.)

 Marc donne ici la preuve de cette recherche de Jésus comme « guérisseur » ; on Le cherche partout où qu’il aille, et on croit qu’il suffit de toucher son vêtement, la « frange » de son vêtement, pour être guéri. Et de fait, « Tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés. » Avec Jésus, il n’est pas question de « crédulité » ; en s’adressant à Lui, par un simple toucher de son vêtement, on implorait Dieu Lui-même. (Tout autre peut être maintenant la sincérité d’un geste analogue à l’égard d’un « objet pieux ».)

Tout Israélite pieux portait aux quatre coins de son vêtement une bande de tissu avec un fil bleu (ou violet) qui lui rappelait d’avoir à se souvenir des commandements de Dieu. (X-L  Dufour) (Dictionnaire du Nouveau Testament). Ici, il s’agit de toucher « le saint », sans se douter qu’Il est la Sainteté en personne. Ceux qui ont assez de foi sont non seulement « guéris », mais sauvés. Nous savons bien qu’un malade ferait « n’importe quoi » pour guérir ; ici l’audace de la foi est nécessaire. Jésus comble.

 

Saint Léon le Grand (?-v. 461) pape et docteur de l'Église  (Lettre 28, à Flavien), commentait ainsi ces versets de saint Marc

 

      « La petitesse humaine a été assumée par la majesté de Dieu, notre faiblesse par sa force, notre servitude à la mort par son immortalité. Pour payer la dette de notre condition humaine, la nature inaltérable de Dieu s'est unie à notre nature exposée à la souffrance. C'est ainsi que, pour mieux nous guérir, « le seul médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Jésus Christ » (1Tm 2,5) devait, d'un côté, pouvoir mourir, et de l'autre, ne pas pouvoir mourir.

         Le Dieu incapable de souffrir n'a pas dédaigné d'être un homme capable de souffrir, et lui qui est immortel, de se soumettre aux lois de la mort. En effet, le même Christ qui est vrai Dieu est aussi vrai homme (...). Il est vrai Dieu du fait qu'« au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu » ; il est homme du fait que « le Verbe s'est fait chair et a établi sa demeure parmi nous » (Jn 1,1.14). »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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