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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 7 septembre 2020
Méditation du 7 septembre 2020
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Méditation du 7 septembre 2020

2020 09 07 ETENDS LA MAIN (23TO1) (Luc 6, 6-11)

                        Texte parallèle au précédent, Luc 6, 1-5 ; Mais les deux font état de guérisons sur fond de polémique au sujet du sabbat. Que Jésus ait guéri des infirmités variées, c’est sûr ; mais la question du sabbat ne s’est posée que bien plus tard, à l’époque où les jeunes communautés chrétiennes ont voulu remplacer le sabbat par le dimanche. C’est l’époque où sont rédigés les évangiles.

            Jésus travaille tous les jours et son Père aussi : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » (Jean 5, 17). Il n’a pas à pratiquer le sabbat, car c’est Lui qui est au centre du culte du sabbat. C’est donc Lui qui est « maître du sabbat ».

            Ce texte fait allusion à l’agressivité des « scribes et des pharisiens ». Certes Jésus s’y est heurté, mais non pas à propos du sabbat. La question soulevée par Jésus (faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ?) est plus importante, (car elle est inhérente à sa mission, à la demande du Père), que l’observation étroite du sabbat qui est fait pour l’homme.

            A plusieurs reprises, Jésus montre qu’Il lit dans les pensées et le cœur des autres, que ce soit l’homme riche (Matthieu 19, 16-22), Simon le pharisien (Luc 7, 36-48) ou dans l’épisode de l’impôt à César (Matthieu 22, 17-22). Il est probable que certains auditeurs Lui ont tendu des pièges, par exemple les Sadducéens à propos de la Résurrection (Matthieu 22, 23-32).

            Saint Augustin a souligné le contraste entre les deux évangélistes, Matthieu (12, 9-14) et Luc : « Qui a posé la question » ? Mais Jésus apporte une réponse concrète.

            « On peut se demander comment, d'après saint Matthieu, ce sont les pharisiens qui demandent à Notre-Seigneur s'il est permis de guérir le jour du sabbat, tandis que, d'après saint Luc, c'est le Sauveur lui-même qui leur fit cette question. Nous répondons que les pharisiens ont pu très bien demander les premiers à Notre Seigneur, s'il était permis de guérir le jour du sabbat; et que lui-même ensuite connaissant leurs pensées, et sachant qu'ils cherchaient une occasion de l'accuser, plaça au milieu d'eux cet homme qu'il voulait guérir, et leur adressa la question que saint Marc et saint Luc mettent dans sa bouche. »

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