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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 7 novembre 2019 © viechretienne.fr

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Méditation du 7 novembre 2019

(Luc 15, 1-10)

            Deux paraboles, l’une sur la « brebis perdue », l’autre sur la « drachme » préparent une troisième plus connue sur la miséricorde d’un père de famille en qui tous voient Dieu le Père « riche en miséricorde », selon Ep 2, 4.

            L’évangéliste Jean (10, 1-16) reprendra l’image du Bon Pasteur déjà illustrée dans l’Ancien Testament. L’explication que Luc donne au verset 7 ne permet aucun doute sur l’application aux hommes qui s’égarent dans un mal quelconque et que Dieu est heureux de retrouver. 

            Aucune mièvrerie dans ce tableau du bon pasteur qui prend sur ses épaules la brebis égarée et la ramène, tout joyeux, au sein du troupeau. Chaleur de la « famille de Dieu » ! Joie du pasteur si heureux qu’il ne peut garder sa joie pour lui et tient à y associer son entourage ! Joie de la communauté dont un membre s’écarte et revient ! Peut-être aussi événement de la vie des communautés chrétiennes primitives dont tel membre s’écartait et revenait, après une fugue dans une secte…comme la Première Lettre de saint Jean le laisse entendre.

            La conclusion de cette première parabole (« plus de joie dans le ciel ») exprime l’amour du Père pour chacun des hommes, et prouve à chacun de ceux-ci qu’on ne peut pas être « heureux sans Dieu ». 

            Dans la deuxième parabole, Luc, imitant le style habituel du judaïsme, ne nomme pas directement « Dieu », mais « les anges de Dieu », périphrase formelle pour Le désigner, alors que même son nom ne peut être prononcé. L’idée, toutefois, est analogue : grande joie de Dieu pour un pécheur qui se convertit. L’évangéliste Luc a montré combien la miséricorde de Dieu voulait créer une famille, un « peuple nouveau » ; c’était l’idéal chrétien, en écho au tableau brossé dans les Actes des Apôtres 2, 42-47.

            Saint Grégoire de Nysse applique à l’œuvre de la Rédemption l’image de la brebis retrouvée.

            « Il met sa brebis sur ses épaules, c'est-à-dire qu'en se revêtant de notre nature, il a porté sur lui nos péchés. (1P 2,24. Is 53, 4). Après avoir retrouvé sa brebis, il retourne à sa maison, c'est-à-dire que notre pasteur, après l'œuvre de la réparation du genre humain, est rentré dans son céleste royaume: «Et venant à sa maison, il appelle ses amis et ses voisins, leur disant: Réjouissez-vous avec moi, parce que j'ai trouvé ma brebis qui était perdue». 

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