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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 7 mars 2021
Méditation du 7 mars 2021
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Méditation du 7 mars 2021

2021 03 07 JE LE RELÈVERAI (3Carême) (Jean 2, 13-25)

 

            Jésus sait bien que le Temple d’Hérode le Grand est périmé, avant même d’être achevé. Quand Il dit : « En trois jours je le relèverai… Lui parlait du sanctuaire de son corps. » Il tiendra promesse : « Quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.»

         Parmi les reproches adressés par Jésus aux responsables religieux d’Israël, il y a la profanation du Temple par le commerce qui s’y était établi avec leur complicité ; et celui-là est majeur. Le Temple n’est plus la « Maison de prière », de la Rencontre avec Dieu. La citation du psaume 69, 10 (« L’amour de ta maison fera mon tourment ») est donc symbolique.

Il faut rapprocher cette scène des déclarations de Jésus à la Samaritaine (Jean 4, 23) : « Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. »

Un lieu, si sacré soit-il, n’est donc plus nécessaire pour « adorer Dieu en esprit et vérité ». La sincérité et la sainteté de la vie d’un disciple sont sa première adoration.

Les deux derniers versets (24-25) font état de la connaissance divine de Jésus.

« Du premier coup les âmes se heurtent ; elles ne s’opposent pas pour s’unir et se compléter mutuellement ; l’Esprit d’amour ne les rapproche pas ; elles se rapprochent pour se détruire. Jésus le voit, parce que son regard va au fond des âmes. Les Juifs le devinent d’instinct, sans analyser leur sentiment…Et la lutte commence. (…)

 Il ne se fie pas aux Juifs de Jérusalem parce que la confiance en eux-mêmes occupe la place de celle qu’Il veut obtenir. Il ne se confie que si on se confie, et dans la mesure où on le fait. » (Dom Augustin Guillerand. « Au seuil de l’abîme de Dieu » (Parole et Silence. 2015)

  

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