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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 7 janvier 2021
Méditation du 7 janvier 2021
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Méditation du 7 janvier 2021

2021 01 07 AUJOURD’HUI (EPIPHANIE4) (Luc 4, 14-22a)

Parce qu’elle montre qu’un prophète n’est jamais bien accueilli dans sa patrie, cette page est devenue célèbre. Elle montre une opposition entre la population de Nazareth qui a vu grandir Jésus et Lui qui est « bien plus qu’un prophète ». La « prétention » insupportable montre qu’Il a été contesté dès le départ de sa prédication ; et, selon Luc, on va le Lui dire.

Voyons dans cette Lecture publique une pratique déjà connue au temps d’Esdras et de Néhémie (Ne 8, 1-12). La liturgie synagogale comportait une Lecture de la Loi, et du moins après l’Exil, une page des Prophètes, puis un commentaire et des prières. (C’est l’ancêtre de notre Liturgie de la Parole). Mais ici, le passage du prophète Isaïe est choisi à souhait. Les versets 18-19 reprennent le texte d’Isaïe 61, 1-2, c’est-à-dire ceux d’un disciple d’Isaïe, annonçant à quels signes on pourrait reconnaître le Messie attendu, ou le « Serviteur de Dieu ».

Luc souligne solennellement l’accomplissement des paroles lues dans « Aujourd’hui » qui fait de Jésus le Messie promis, attendu et enfin arrivé. L’accueil des paroles de Jésus ne laisse rien entendre de ce qui va se passer quand Jésus reprochera à ses compatriotes leur manque de foi : « Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. »…On est émerveillé de ce que Dieu  a donné à des hommes ; on s’étonne de ce que le fils du charpentier peut dire : où prend-Il cela ? De ce fait, on passe des « yeux fixés sur Lui » à « suspendu à ses lèvres » (19, 48).

 Jésus, en citant Isaïe, ne fait pas que rappeler un écrivain prestigieux du passé culturel juif…Il rappelle l’oracle qui Le concerne en évoquant le rôle du Messie. On trouve une page analogue en Matthieu 11, 2-6 au sujet de Jean-Baptiste : les envoyés de Jean reçoivent les mêmes paroles selon lesquelles Jésus est bien « Celui qui doit venir ». Nous remarquons que Jésus parle d’abord de la « Bonne Nouvelle » (« l’Evangile »), et « aux pauvres », selon une préférence marquée et analogue à celle que signale Matthieu 11, 25-27.

 « L’année favorable » (allusion à Lv 25, 1) vise sans doute la durée limitée du séjour sur terre de Jésus, « année de bienfaits et de grâces », période qui réoriente la vie du monde.

 

 

 

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