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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 7 janvier 2020
Méditation du 7 janvier 2020
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Méditation du 7 janvier 2020

(Marc 6, 34-44)

            La « multiplication des pains » est montrée comme une « théophanie », une manifestation de Dieu. Jésus agit par « compassion » pour les foules ; à noter le verbe qui traduit l’émotion vive de Jésus devant le convoi funèbre du fils de la veuve de Naïm (Luc 7, 13) et le même pour décrire l’émotion du père du prodigue au retour du fils (Luc 15, 20) ! Le terme évoque les entrailles.

            Marc fait allusion au « salaire de deux cents journées » (deux cents deniers) : ce qui représente une somme exorbitante pour les disciples ! Jésus ne semble pas faire attention à la somme évoquée ; Il veut « engager » les disciples à participer à son action : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » En évoquant une somme, ils en restent à considérer les moyens humains, alors qu’Il leur montre que Dieu met en œuvre sa puissance pour servir les hommes. Sain Jean invitera les hommes à avoir faim de Dieu : « Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle… » (Jean 6, 27)

            Jésus conduit les hommes à voir dans leur faim l’appétit que Dieu a voulu créer en eux pour la recherche de l’Unique Nécessaire. Il ne multiplie pas les pains à proprement parler, mais levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains. » C’est Dieu quidonne le « vrai painvenu du Ciel ». Le chrétien ne peut perdre de vue que l’homme a une dimension surnaturelle ; il ne peut se concevoir sans sa relation à Dieu ; l’athéisme devient un non-sens.

            Saint Bède le Vénérable aidait les fidèles à passer du sens propre au sens figuré : le pain dont les âmes ont plus besoin que le corps du pain de la table. 

            « Dans le sens mystique, le Sauveur nourrit cette multitude affamée vers le déclin du jour, parce qu'en effet c'est aux approches de la fin des temps, ou lorsque le soleil de justice  (Ml 4, 2) s'est couché dans le tombeau, que nous avons été délivrés des suites de la disette spirituelle. Il charge ses Apôtres de rompre le pain au peuple, pour leur apprendre qu'ils doivent tous les jours donner à nos âmes la nourriture dont elles ont besoin, autant par leurs exemples que par leurs écrits. »

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