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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 6 novembre 2020
Méditation du 6 novembre 2020
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Méditation du 6 novembre 2020

2020 11 06 FILS DE LUMIERE (31TO5) (Luc 16, 1-8)

 

 

            Par rapport aux bienfaits offerts par Dieu aux hommes, personne ne peut trouver qu’il a été un « gérant honnête », du moins s’il se reconnaît pécheur. Ainsi, cette parabole s’adresse-t-elle à chacun de nous. Jésus invite donc à se comporter en « fils de la lumière », c’est-à-dire en « reflets de la sainteté du Père ». L’honnêteté ne concerne pas que les finances ou les biens matériels ; que faisons-nous des biens spirituels offerts par Dieu ?

            Il est bien évident que le maître ne félicite pas cet intendant malhonnête, mais il loue son habileté pour se tirer d’affaire. La conclusion de Jésus suppose un soupir : « Ah ! Si seulement « les fils de la lumière » montraient autant d’habileté dans leurs relations avec Dieu ! » Si dans l’urgence, les hommes pouvaient réfléchir : « Que vais-je faire ? » et employer autant d ‘astuce pour leur salut !

           

Saint Jean Chrysostome prenait les exemples de plusieurs paraboles pour exhorter les fidèles à préparer la vie éternelle.  

 «Cet économe dit alors en lui-même: Que ferai-je, puisque mon maître m'ôte la gestion de ses biens? Travailler à la terre, je n'en ai pas la force, et j'ai honte de mendier». Cette impuissance pour le travail accuse toute une vie d'indolence, car il n'aurait pas ces craintes, s'il s'était habitué à supporter les fatigues d'une vie laborieuse.

Le sens figuré de cette parabole est qu'après que nous sommes sortis de cette vie, il n'est plus temps de se livrer au travail. La vie présente doit être employée à l'accomplissement des commandements, la vie future en est la récompense. Si vous n'avez rien fait ici-bas, tous vos projets pour la vie future sont superflus, et il ne vous servira pas davantage de mendier.

 Chacun de nous en effet se revêt de ses œuvres comme d'une tunique; on ne peut ni s'en dépouiller, ni la changer contre une autre. Mais cet économe infidèle forme alors le dessein de libérer les débiteurs de son maître, et de chercher en eux le remède à son infortune: «Je sais ce que je ferai, afin que lorsqu'on m'aura ôté mon emploi, je trouve des gens qui me reçoivent dans leurs maisons».

            Or, rien de ce que nous avons n'est à nous, mais tout appartient à Dieu. »

 

 

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