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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 6 janvier 2021
Méditation du 6 janvier 2021
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Méditation du 6 janvier 2021

 2021 01 06 C’EST MOI (Epiphanie 3) (Marc 6, 45-52)

  

            Jésus, Fils de Dieu, maîtrise les éléments et les événements avec une aisance qui nous dépasse et nous surprendra toujours. Pourquoi s’en va-t-Il « sur la montagne pour prier » alors que nous L’aurions bien vu accompagner ses disciples dans la barque ? Rencontrer son  Père dans la prière est pour Lui normal, « élémentaire », alors qu’Il est toujours en contact avec Lui, « par définition » ; Il n’a pas besoin de « dresser un bilan » de ses actions, comme revenir sur « la bénédiction » des pains et des poissons. Nous, les hommes, avons besoin de « relire », pour rectifier ou mieux agir, mais Lui ne peut pas se tromper dans tout ce qu’Il fait ou dit.

Avait-Il en projet de montrer aux disciples qu’il marche aussi bien sur la colline que sur les flots ? Les disciples, « vers la fin de la nuit » Le reconnaissent « marchant sur la mer ».

« Ils pensèrent que c’était un fantôme » ; et cette réflexion de Marc nous met en garde nous-mêmes : comment prendrions-nous Jésus pour un fantôme, vaporeux et perdu dans la préhistoire, alors qu’Il est « L’ÊTRE » ? Sa Parole s’est-elle effacée, ou est-elle pour nous « l’Esprit et la Vie » (Jean 6, 63) ? Sa Parole et sa Présence nous rassurent-elles ou nous font-elles pousser des cris de frayeur ?

            « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! » Saint Jean-Paul II, en lançant ce mot de Jésus à la face du monde, (en 1980, à Paris) ravivait la foi d’un grand nombre de Français en  Lui. Il n’est pas venu nous faire peur, mais porter nos péchés, ceux du doute qui éloigne de Lui, et nos fardeaux, quel qu’en soit le genre. Il n’est pas venu dans notre barque, sur notre terre, pour être considéré comme une image de Dieu, mais pour que nous reconnaissions en Lui Dieu Lui-même qui vient pour nous hisser en Lui.

            Mais de même que les disciples « n’avaient rien compris au sujet des pains », parce que « leur cœur était endurci », nous refusons de recourir à la foi pour Le voir à l’œuvre, Créateur et capable de renouveler nos vies…Mettons-nous vraiment notre foi en Lui ? Une « foi-confiance » à toute épreuve, qui suppose… un cœur pas « endurci ».

            Ont-ils compris après la tempête apaisée plus qu’après la « bénédiction » des pains ?

 

 

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