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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 4 septembre 2020
Méditation du 4 septembre 2020
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Méditation du 4 septembre 2020

2020 09 04 L’EPOUX (22TO5) (Luc 5, 33-39)

            On se croirait à Cana : l’Epoux et l’accueil de Jésus avec des « outres neuves », des cœurs nouveaux. Jésus fait découvrir la richesse pour l’humanité d’avoir en elle l’Epoux. Les pharisiens veulent justifier la pratique du jeûne en disant que Jean-Baptiste, ses disciples  et les leurs, jeûnent.

            Jésus définit « le vrai jeûne » : son absence ; car en présence de l’Epoux, nul ne jeûne, mais son absence sera pour les disciples et toute l’humanité un jeûne bien plus important. Et quand ses disciples, à notre époque, ne veulent pas reconnaître sa Place, sa Présence, ils ne sont plus ses disciples ; ils « jeûnent ». La fête des noces ne peut pas admettre le jeûne : c’est comme si on célébrait des noces sans l’Epoux, et c’est alors un non-sens.

            L’union avec le Christ n’est donc pas un « mot », ou « du vent » : l’union « par le cœur » est ainsi présentée comme la plus intime, l’union éternelle dans les bras de Dieu est figurée par l’union « des esprits et du cœur » des disciples avec le Maître.

            Les courtes paraboles du tissu neuf ou des outres neuves montrent combien il faut changer de mentalité devant Jésus : L’accueillir, Lui, en renouvelant son comportement. Certes la Première Alliance contenait déjà tout, mais Jésus vient renouveler le regard, la manière d’envisager la Loi et de la mettre en pratique. Jésus est la Nouveauté.

            Saint Bernard (1091-1153) retrouvait les accents du Cantique des Cantiques pour expliquer l’union des cœurs de l’Epoux qui précède et de l’âme présentée comme la bien-aimée.

            « Tu ne le chercherais pas, s'il ne t'avait d'abord cherchée ; tu ne l'aimerais pas, s'il ne t'avait d'abord aimée.    Ce n'est pas une seule bénédiction de l'Époux qui t'a prévenue, mais deux : il t'a aimée, il t'a cherchée. L'amour est la cause de sa recherche ; sa recherche est le fruit de son amour, c'en est aussi le gage assuré. Tu es aimée de lui, en sorte que tu ne peux pas le soupçonner de te chercher pour te punir. Tu es cherchée par lui, en sorte que tu ne peux pas te plaindre de ne pas être aimée réellement… De là cette ferveur, de là cette ardeur à « chercher celui que ton cœur aime », car évidemment tu n'aurais pas pu le chercher, s'il ne t'avait d'abord cherchée ; et maintenant qu'il te cherche, tu ne peux pas ne plus le chercher. »

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