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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 4 novembre 2020
Méditation du 4 novembre 2020
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Méditation du 4 novembre 2020

2020 11 04 DISCIPLE (31TO3) (Luc 14, 25-33)

 

                                                                     

            Pour être le disciple du Christ, il faut donc Le « préférer » à « tout » : les liens affectifs avec la proche famille ; porter sa croix (quelle qu’elle soit, ce n’est pas précisé) ; renoncer à tout ce qui appartient en propre. Il ne saurait s’agir que des biens « matériels », le plus difficile étant de sa vaincre soi-même …pour « revêtir Jésus-Christ », comme dit Saint Paul (Ep 4, 24).

            Le disciple voit bien que cela lui est impossible sans la grâce de Dieu, car « rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1, 37 citant Gn 18, 14, et Jr 32, 27). Jésus reprendra cette idée, selon Jean 15, 5, « en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » C’est donc une « docilité » à la Volonté de Dieu qui est demandée par Jésus.

            Demandons l’explication des deux paraboles qui suivent à Joachim Jeremias, (l’auteur du livre « Les paraboles de Jésus », coll. Livre de vie, pages 265-266)).

           

« La proximité de Jésus est dangereuse ; elle ne signifie pas le bonheur terrestre ; elle englobe au contraire le feu des tribulations et l’épreuve de la souffrance. Mais tous ceux qui se laissent effrayer doivent aussi savoir que quiconque refuse l’appel de Jésus s’exclut par là-même du Royaume. Le feu n’est que le passage vers la gloire.

            C’est aussi à s’examiner soi-même qu’invite la double parabole du Bâtisseur de tour et du roi qui part en guerre. Jésus y prend le mince exemple du paysan qui s’attire les moqueries pour ses bâtiments d’exploitation à demi construits et celui plus grandiose du roi qui, étant entré en guerre, s’aperçoit qu’il a sous-estimé son adversaire et qu’il doit s’en remettre à son bon vouloir. Il veut par là donner plus de force à son exhortation : Réfléchis mûrement, car partir à moitié est encore plus mauvais que de ne point partir. »

            Ce commentaire nous rappelle la rencontre de Jésus avec l’homme riche qui refuse de quitter tout (Matthieu 19, 16-22). Les « grands biens » à quitter, c’est d’abord tout ce qui en nous s’oppose à l’avancée du Royaume, car c’est dans la profondeur du cœur que se livre l véritable combat. Ici, la violence est à « retourner », non point contre « les autres », mais contre soi-même. La victoire est celle de Dieu en nous.

 

 

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