Paroisse Notre-Dame-de-la-Plaine - Luçon
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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 30 novembre 2019

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Méditation du 30 novembre 2019

(Matthieu 4, 18-22)

                Matthieu raconte l’appel de Pierre et d’André, son frère, alors qu’ils pêchaient sur le Lac de Génésareth ou de Tibériade. 

            L’évangéliste Jean les situe auprès de Jean-Baptiste (1, 40) ; ayant entendu Jean-Baptiste désigner Jésus comme « l’Agneau de Dieu », André conduit son frère Pierre à Jésus, et tous deux suivent Jésus. (« La tradition « johannique » semble préférable », dit la Bible de Jérusalem).

            « Ils Le suivirent » : qu’est-ce que signifie cette expression ? Faut-il parler de « vie commune » d’un groupe errant au gré des besoins apostoliques du Maître ? Ou de disciples qui Le retrouvent souvent, allant et venant de leur maison auprès de Lui, selon les exigences professionnelles ou familiales ? Les disciples semblent avoir été au départ un nombre assez important jusqu’au jour où, selon Marc 3, 15, Jésus les « institua », et, selon Luc 6, 13, leur donna le nom « d’apôtres ».

            « Je vous ferai pêcheurs d’hommes ». Saint Jean-Paul II, dès le début de son pontificat, le 6 janvier 1979, estimait que « le Peuple de Dieu a le droit de les entendre de notre part. »

                « Le Christ, qui a ordonné de prier pour les ouvriers de la moisson, les a aussi appelés personnellement. Les paroles de son appel sont conservées dans le trésor de l’Évangile : « Venez à ma suite, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » (Mt 4 19.) « Viens et suis-moi ! » (Mt 19, 21.) « Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive. » (Jn 12, 26.) Ces paroles d’appel sont confiées à notre ministère apostolique et nous devons les entendre, comme les autres paroles de l’Évangile, « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). C’est la volonté du Christ que nous les fassions entendre. Le Peuple de Dieu a le droit de les entendre de notre part. »

            C’est à chaque disciple de répercuter  l’appel qu’il a entendu lui-même. Pas de vocation chrétienne qui ne soit missionnaire : si le chrétien est heureux d’entendre l’appel à « suivre le Christ », il voudra propager la joie de cet appel, par la qualité de sa vie peut-être plus que par sa parole. Son témoignage « interrogera », et, tôt ou tard, on lui demandera les raisons de son bonheur et de sa joie au service de Dieu. Alors, comme l’apôtre André, il aura conduit son frère à Jésus.

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