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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 30 juin 2020
Méditation du 30 juin 2020
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Méditation du 30 juin 2020

2020 06 30 PEU DE FOI (13TO3) (Matthieu 8, 23-27)

            Les paroles de Jésus aux apôtres affolés devant le péril nous font penser qu’ils n’ont pas encore pris la mesure de l’importance de leur hôte présent dans la barque. Ils vont découvrir que sa parole peut non seulement commander les éléments, mais qu’elles sont à l’origine d’un monde nouveau, celui où Dieu est présent. Jésus entend leur appel dans la détresse comme Il entend toute prière, née de notre peur ou de tous nos sentiments. Le cri des apôtres, dans leur danger, invite à la prière : action de grâce pour les biens reçus (et peut-être pas perçus comme tels), supplication et demande de ce que Dieu juge meilleur pour nous :   « Que ta volonté soit faite ! »

            Dieu reste un mystère ; nous n’aurons jamais fini de nous demander : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? » Ces propos montrent aussi que c’est à partir d’un « signe » que notre recherche sur la véritable identité de Jésus peut démarrer, mais ne doit pas s’arrêter. Dieu prend tous les moyens pour se révéler, mais jamais nous ne pourrons espérer Le connaître. Les recherches ne sont pas vaines ni n’aboutiront jamais complètement que dans la vie éternelle. « Bien- aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. » (1Jean 3, 2). Ainsi une crainte peut être le point de départ d’une ascension spirituelle.

            Saint Jean Chrysostome a vu dans cette tempête une occasion d’approfondir la foi des apôtres.

            « Ils avaient été témoins des bienfaits que Jésus répandait si libéralement sur les autres ; mais comme nous ne jugeons pas de la même manière de ce qui se fait dans l'intérêt des autres, et de ce que l'on fait pour nous, Notre-Seigneur voulut les faire jouir de ses bienfaits par une expérience personnelle (…). Or cette tempête était la figure des tentations qu'ils devaient éprouver dans l'avenir, (…) L'Évangéliste nous dit que Jésus dormait, parce qu'il voulait laisser à la crainte le temps de s'emparer de leur âme. Car si la tempête était survenue pendant qu'il était éveillé, ou ils n'auraient eu aucune crainte, ou ils n'auraient pas imploré son secours, ou ils n'auraient pas cru qu'il pût opérer un semblable miracle. »

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