0
Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 30 avril 2021
Méditation du 30 avril 2021
© viechretienne.fr

| Webmaster

Méditation du 30 avril 2021

2021 04 30 LA VIE (4Pâques5) (Jean 14, 1- 6)

            « Saint Thomas remarque au nom de tous que la divine semence tombe dans des esprits qui ne la comprennent pas. « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »

            Ils ne la comprennent pas, mais ils ne refusent pas de la recevoir ; et cela suffit. Comprendre, c’est unir la lumière dont on dispose à la lumière qui est versée. Quand on comprend, on est un peu sur le pied d’égalité ; celui qui comprend est au niveau de celui qui enseigne. Entre Jésus et les siens, cette égalité qui n’existe pas encore, c’est la communication de son Esprit qui l’établira ; c’est l’Esprit du Maître devenu leur Esprit qui s’emparera de son enseignement et le comprendra. Alors ils seront là où Il est ; ils seront dans la maison du Père aux innombrables demeures.

            Jésus n’est donc pas étonné ni ému de leur ignorance. Il en aime le simple aveu ; c’est là qu’ils se rencontrent ; c’est là que les âmes qui ne possèdent rien rejoignent Celui qui est la Richesse infinie. « Il est plus doux de donner que de recevoir » (Ac 20, 35). C’est la seule parole du Sauveur que Paul ait reproduite. Je suis surpris que saint Jean le l’ait pas enregistrée ; elle est dans la tonalité de son âme. Car le don manifeste l’être ; Jésus, Verbe et expression de l’Être, devait trouver sa plus grande joie à donner ; et tout ce qu’Il nous demande est de Lui permettre de le faire.

            Cet entretien, à ce point de vue, dut Lui être doux et consolant à l’infini : c’est une incessante effusion de tout ce qu’il y a de plus profond en Lui…et en Celui qu’Il découvre en se donnant et en Celui qui est leur don mutuel et qui les illumine l’un et l’autre de la communication de son amour.(…)

            Je me suis toujours trouvé en face de ces grands mots comme en face de ces  rochers tout droits qui défient toute escalade ; J’ai lu cent fois ce qu’en disent les commentateurs, ce que développent les sermonnaires ; je les ai médités ou j’ai essayé de le faire ; il est clair que tous – et moi-même surtout – restent aux pieds ; le sommet se perd dans une nuée qu’on devine pleine de lumière, mais qu’on ne pénètre pas. »

            (Dom Augustin GUILLERAND. « Au seuil de l’abîme de Dieu »)

 

 

Répondre à () :


Captcha