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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 29 novembre 2020
Méditation du 29 novembre 2020
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Méditation du 29 novembre 2020

2020 11 29 VEILLEZ ! (1Avent B) (Marc 13, 33-37) (Année « B »)

 

 

            La péricope d’Evangile du 1° Dimanche de l’Avent ressemble à celle des dimanches précédents, comme si elle voulait prolonger l’attente de la Parousie. Le thème de la « vigilance », toujours d’actualité, se mue ici en attente du premier Avènement (L’avent : temps de préparation à Noël !), et reste « signe de l’attente du Retour du Christ ».

 

            Marc évoque les « veilles de la nuit ». Au temps de Jésus, la division romaine de la nuit était adoptée par les Juifs : première veille, environ de 18 à 21 h, « le soir » ; la 2°, de 21h à 24 h : « le milieu de la nuit » ; la 3°, de 0 à 3 h, le « chant du coq » ; la 4°, de 3 h à 6 h, le « matin ».

 

 La leçon de vigilance concerne la nuit entière : « S’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. »

            La « parabole » de l’homme parti en voyage semble bien s’adresser aux responsables religieux d’Israël : Dieu leur a confié les clés de son Royaume ; ils doivent veiller à guider le peuple. (Et Jésus sera bouleversé parce qu’Il trouve les « brebis sans bergers » (Mt 10, 6 ; Luc 19,10).

 

            La vigilance devant l’imminence du retour ne laisse aucun répit au « portier ».Plus le temps passe, plus il est dur de veiller. Le courage persévérant sera une preuve de l’amour du maître. « Veillez » Les théologiens appellent « Parousie » le Retour du Seigneur à la fin des temps ; et cette attente est comparable à celle d’un « portier » qui veille en hâtant de ses vœux le retour du maître.

Les conditions du voyage, l’éclairage, la rapidité des déplacements en nos temps ne permettent guère de se faire une idée de cette attente nocturne du portier.

 

Saint  Augustin insistait pour que tous se sentent concernés.

 

Il ne s'adressait pas seulement à ceux qui l'écoutaient, mais encore à ceux qui devaient les suivre et nous précéder, à nous-mêmes et à ceux qui viendront après nous jusqu'à son dernier avènement.

 (…) Pourquoi donc adresse-t-il à tous une recommandation qui ne paraît concerner que ceux qui vivront alors, si ce n'est parce qu'elle s'adresse à tous en réalité, comme je l'ai dit. Ce jour vient pour chacun de nous, avec le jour de sa mort, parce qu'il sort de cette vie dans l'état où il sera jugé au dernier jour. Tout chrétien doit donc veiller, afin que ce jour ne le surprenne pas sans être préparé. Or, il surprendra sans préparation celui qui ne se sera point préparé au dernier jour de sa vie.

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