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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 28 mai 2021
Méditation du 28 mai 2021
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Méditation du 28 mai 2021

2021 05 28 ACCORDE (8TO5) (Marc 11, 11-25)

 

            Scènes apparemment sans lien ; mais une lecture attentive ne peut manquer d’en trouver un: le Temple n’est plus la « maison de prière » et ceux qui en sont responsables ne peuvent porter de fruits ; ce sont eux qui sont « hors de saison ». Jésus évoque « la foi » et sa force obtenue dans la prière.

            Jésus avait vu le triste spectacle du commerce qui se déroule dans les parvis des païens, déjà la veille au soir ; après la nuit (chez ses amis Marthe et Marie et Lazare, à Béthanie ?) Il revient le matin où le commerce groupe marchands et clients… On sait que Jean situe cet épisode au début du ministère de Jésus (Jean 2, 13-22) et lui donne un sens particulier : l’unique Temple est son Corps.

            Ici, en Marc, c’est le « choc » psychologique qui est souligné. L’indignation de Jésus réagit contre les abus criants et scandaleux. Le Temple n’est plus « maison de prière », rencontre de Dieu, mais commerce éhonté. Et pourtant, nul n’a pu oublier les accents enflammés d’Isaïe découvrant la transcendance de Dieu (Is 6). Dieu avait voulu cette « Maison », comme la Tente de la Rencontre au désert ; Il l’avait fait savoir notamment à Salomon. Les hommes ont oublié ; et Jésus vient « réformer ». Le vrai sens, l’adoration, n’est plus « en un lieu » (Jean 4, 21-24), mais « dans l’Esprit et la Vérité », comme celle qu’adresse Jésus à son Père, par la sainteté de sa vie.

            C’est précisément ce que Jésus enseigne à Pierre qui s‘est attaché au « détail » du figuier desséché ; « Ayez foi en Dieu. » Nous avons donc là un enseignement sur la foi, et la foi « don de Dieu » qui s’obtient par la prière. Le Temple n’est plus cette maison de la rencontre avec Dieu ; les responsables sont « desséchés » ; il est temps de revenir à ce que voulait Dieu : l’exemple de la montagne qui obéirait à la parole de foi n’a pas d’écho dans l’âme des responsables ; seuls ceux qui prient et sont à l’unisson de Dieu peuvent Lui demander ce qui paraît impossible.

            Le dernier verset (v.25) rejoint les conditions de la prière selon Matthieu 5, 20-26 : comme Dieu est miséricordieux, Il ne peut exaucer une prière que s’Il la voit adressée par quelqu’un qui pardonne comme Lui. Le pardon met l’âme de celui qui prie à l’unisson de Dieu, rend conforme à sa sainteté.

 

           

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