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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 28 décembre 2020
Méditation du 28 décembre 2020
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Méditation du 28 décembre 2020

2020 12 28 UN CRI (Sainte Famille 1) (Matthieu 2, 13-18)

 

                                                                     

            L’épisode n’est raconté que par Matthieu. On sait qu’Hérode (dit : le Grand) avait fait tuer les enfants qu’il avait eus de Marianne, pour des raisons de politique, notamment.  Pour régner à sa place, selon son testament, il désigna les enfants qui sont nommés dans les Evangiles : Archélaüs, Antipas et Philippe (Luc 3, 1-2). Le meurtre des enfants de Bethléem « s’inspire-t-il » de l’histoire réelle ? Les calculs des spécialistes indiquent que le séjour en Egypte a pu durer deux ou trois ans…

            Le prophète cité est en réalité un mot de l’Exode (4, 22) qui concerne le peuple tout entier que la Seigneur considère comme son « fils » ; et il est employé pour tenter de fléchir  Pharaon, tandis que le verset 18 est bien une phrase de Jérémie (31, 15) faisant, pour Rachel, allusion à Gn 35, 19.

            Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein) pensait « aux agneaux conduits à l’abattoir » (Isaïe 53, 7), livrés et récompensés par Dieu.

Non loin d'Étienne, le premier des martyrs, se tiennent les « flores martyrum », les fleurs des martyrs, les tendres bourgeons arrachés avant d'être mûrs pour s'offrir eux-mêmes. Selon une pieuse tradition, la grâce a devancé le développement naturel de ces enfants innocents et leur a donné la compréhension de ce qui leur arrivait afin de les rendre capables d'un don libre d'eux-mêmes et de leur assurer la récompense réservée aux martyrs. Mais même ainsi, ils ne ressemblent guère au confesseur de la foi parvenu à l'âge d'homme qui s'engage avec un courage héroïque pour la cause du Christ. Livrés sans défense, ils ressemblent bien plus aux « agneaux conduits à l'abattoir » (Is 53,7 ; Ac 8,32).

            C'est ainsi qu'ils sont l'image de la plus extrême pauvreté. Ils ne possèdent nul autre bien que leur vie. Et maintenant elle leur est prise aussi et cela s'accomplit sans qu'ils résistent. Ils entourent la crèche pour nous montrer de quelle nature est la myrrhe que nous devons offrir à l'Enfant divin : celui qui veut lui appartenir totalement doit se livrer à lui dans un total dessaisissement de soi-même et s'abandonner au bon vouloir divin comme ces enfants.

 

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