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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 27 septembre 2020
Méditation du 27 septembre 2020
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Méditation du 27 septembre 2020

2020 09 27 CROIRE (26TO) (Matthieu 21, 28-32)

            Cette péricope suit le dialogue de Jésus avec les responsables (grands prêtres et anciens du peuple) à propos de son autorité : « Par quelle autorité fais-tu cela ? » (Mt 21, 23) Ces responsables ont bien dû comprendre que Jésus n’a pas à « justifier » son autorité. Quand Il développe cette parabole des « deux fils », Il veut montrer que les « faits » parlent mieux que les paroles ; la parole de Jean n’a pas suffi pour les convertir, alors qu’ils contestent son autorité.

            « Les publicains et les prostituées y ont cru » : la parole de Jean les a convertis, alors que les responsables religieux ont refusé la parole de Jean- Baptiste et ont contesté entre autres son baptême, « méthode nouvelle », non conforme à la Loi. Jean-Baptiste était envoyé par le Ciel, et sa parole méritait d’être prise au sérieux, par une conversion. Jésus donne donc raison à Jean-Baptiste et à ceux qui l’ont écouté en se convertissant.

            « Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu ». Cette Parole de Jésus paraît aux responsables comme une offense. Donner raison à Jean-Baptiste et aux publicains et prostituées qui l’ont écouté, c’est démentir tout l’enseignement et la « pratique du culte » qu’ils laissent se dérouler dans le Temple.

            La parabole suivante (celle des « vignerons homicides ») sera comprise (Matthieu 21, 45-46). Le texte de ce jour était comme une introduction à la condamnation formulée dans les versets 43-44. Il faut donc lire du verset 23 à la fin du chapitre sans séparer les étapes de ce dialogue.

            Voici comment saint Jean Chrysostome expliquait cette parabole.

            « Il leur dit: «Un homme avait deux fils», etc. Quel est cet homme, si ce n'est Dieu le Créateur de tous les hommes? Cependant, quoique maître et souverain par nature, il aime mieux être aimé comme père que craint comme maître et seigneur. L'aîné de ces deux enfants, c'est le peuple des Gentils, et le second, le peuple juif; car les Gentils descendaient de Noé (Gn 10), tandis que les Juifs avaient Abraham pour père. «Et s'adressant au premier, il dit: « Mon fils, allez-vous-en aujourd'hui», etc.; aujourd'hui, c'est-à-dire pendant la durée de la vie présente. Or, Dieu lui a parlé, non pas extérieurement comme un homme, mais intérieurement comme Dieu, en répandant l'intelligence dans son âme. Travailler à la vigne, c'est pratiquer la justice, et je ne sais s'il y a un seul homme qui puisse la pratiquer dans toute son étendue. »

 

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