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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 27 avril 2021
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Méditation du 27 avril 2021

2021 04 27 LA VIE ETERNELLE (4Pâques2) (Jean 10, 22-30)

 

                                                                     

            « Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »

            Jésus se prête à cette reprise de discussion. Il n’ajoutera rien à ce qu’Il a dit : mais Il le redira. C’est là sa vie, et comme le mouvement de son âme qui ne cesse de s’exprimer en affirmant son lien d’amour avec son Père. L’occasion lui est offerte de le répéter : Il le fait. Mais Il le fait en soulignant d’une part l’incrédulité de ses ennemis qui, au fond, résistent à l’évidence, et d’autre part son rôle sauveur qui, en révélant son Père et son amour, Lui ramène les siens.

            « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage, car Je les accomplis au nom de mon Père ; et si ces actes sont des actes que seul Il peut faire, en les faisant, Moi, Je manifeste que nous avons la même activité, et donc la même nature. Ces actes sont donc ma réponse, une réponse irrésistible ».

            « Pourquoi refuser de me croire ? » Pourquoi ? Il n’a pas cessé d’en donner le motif, si étrange et déconcertant qu’il puisse être, et quelque conséquence qu’Il puisse avoir pour lui de la part de ces hommes qu’Il blesse : « Vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis, vous ne connaissez pas ma voix, la voix du Fils de Dieu ; pour la connaître, il faut être du troupeau. Seules mes brebis la connaissent, et, en l’entendant elles me suivent. Seules elles recevront la vie que Je suis venu leur communiquer ».

            Voilà de nouveau le grand problème posé et résolu comme toujours, par un choix divin qui donne au Sauveur certaines âmes, qui établit entre elles et Lui un lien spécial et qui fait dériver ce lien d’un don divin, d’une grâce particulière qui est faite à ces âmes et qui n’est pas faite à tous.

            Ces âmes sont à Lui ; elles Lui appartiennent en propre ; le Père les Lui a remises pour qu’Il leur communique la vie qui est sa vie ; elles sont en ses mains, en sa puissance et, par Lui, en la puissance du Père. Pour les Lui ravir, il faudrait une puissance supérieure à la sienne et à celle du Père. (…)

            Il affirme donc 1° la toute-puissance de son Père, 2° le don à Lui fait par ce Père d’âmes qui sont siennes, 3° son unité absolue avec ce Père : « Moi et mon Père, nous sommes UN. »

            (Dom Augustin Guillerand. « Au seuil de l’abîme de Dieu »)

 

 

 

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