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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 26 mai 2021
Méditation du 26 mai 2021
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Méditation du 26 mai 2021

2021 05 26 SERVIR (8TO3) (Marc 10, 32-45)

            Les trois mouvements de cette page culminent dans le mot de Jésus : « servir ». Il annonce sa Passion ; deux disciples-frères évoquent leur ambition ; Jésus, Lui, dit qu’Il est venu pour « servir ».

            David-Marc d’Hamonville explique ce « service » et la difficulté de la notion de « rançon »

            « Le « service » que Jésus avait prescrit à tout homme désireux de devenir le premier, comme une loi générale, voici qu’Il le revendique maintenant pour Lui-même, comme sa propre attitude, sa propre manière de devenir le premier.

            Comment Jésus s’est-Il montré « serviteur » ? De son activité de « charpentier », avant le baptême par Jean, nous ne savons rien. Ensuite, il y a eu son activité d’exorciste, de guérisseur, mais pendant un temps extrêmement court. Le geste singulier rapporté par Jean (l’évangéliste) au soir du dernier repas, le lavement des pieds, a été ressenti comme tout à fait exceptionnel, comme un signe que Jésus prend bien soin de faire comprendre aux disciples très étonnés et choqués ; on ne voit pas dans l’évangile un Jésus spécialement empressé au service ; autour de Lui gravitent plusieurs femmes dont c’est justement le mérite, mais Lui est toujours l’hôte, l’invité. Il semble donc qu’il faille chercher ailleurs que dans un comportement social explicite la révélation de son activité de « serviteur ».

            Il est possible d’interpréter la suite de cette parole de Jésus comme une explicitation de cette « diaconie » personnelle : « Donner sa vie comme rançon en échange de beaucoup. » Cela reste énigmatique. Non seulement le contexte immédiat ne suffit pas à expliquer le surgissement de la « rançon », mais l’immense et complexe fortune théologique du contexte de « Rédemption, directement issu de la traduction latine de cette « rançon » (redemptio) brouille complètement le message pour le lecteur de l’évangile aujourd’hui, à plus forte raison pour celui qui s’est un peu frotté à la « théologie ».

            Le mot « rançon » est un mot classique dont l’étymologie souligne l’aspect de libération : il vient de « luo, délier », et correspond bien à la rançon qui délivre, libère d’une captivité ou d’une obligation. Il n’apparaît qu’ici dans tout le Nouveau Testament (…) »

           

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