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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 26 juillet 2020
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Méditation du 26 juillet 2020

2020 07 26 LA PERLE (17TO) (Matthieu 13, 44-52)

            Trois parties dans cette péricope : trésor et perle, analogie entre les deux ; tri des poissons : perspective du Jugement final ; synthèse du Nouveau Testament et du Premier.

            Les lois modernes peuvent nous tromper pour « l’invention », (la découverte) d’un trésor. Celui qui en trouvait un devenait propriétaire, mais plus maintenant ; les lois répartissent de nos jours, bien sûr après prélèvement pour l’Etat.

            Tout différent semble l’amateur de « perles fines » : s’il a un « coup d’œil de joailler », il peut détecter la perle rare et se la procurer en y sacrifiant tout son avoir. La leçon semble évidente : le « Royaume » est plus qu’une perle ; il faut tout sacrifier pour l’obtenir.

            Les versets 47-50 sont à rapprocher du Jugement dernier, en Matthieu 25, 31-46. C’est à l’aide d’une parabole qui donne l’espoir aux pécheurs que Jésus prépare les esprits : le pêcheur redonne la chance aux poissons trop petits de grandir en les rejetant à la mer, comme Dieu laisse le temps de se convertir sur terre aux pécheurs.

            Aux apôtres qui disent avoir compris, Jésus déclare heureux ceux qui savent accueillir son enseignement comme un complément heureux de ce qu’ils héritent du Premier Testament. Il semble bien que Matthieu, le scribe qui connaît les Ecritures aient laissé là une signature discrète ; ce serait lui, Matthieu, appelé par Jésus, qui verrait en Lui la nouveauté et l’heureux aboutissement de la Première Alliance. Son Evangile fait passer dans « l’Eglise » tout ce qu’il est bon de garder du Premier Testament. On croirait un écho de ce qui s’est passé à Jérusalem, selon les Actes des Apôtres, quand ceux-ci ont obéi à l’Esprit Saint en décidant ce que les disciples de Jésus devaient supprimer des pratiques judaïques et pratiquer dans l’esprit de Jésus (Actes des Apôtres 15, 1-35).

            Dans ce cas, le verset 52 (conclusion) serait à rapprocher d’autres paraboles, comme celle des « outres neuves » (Matthieu 9, 17) ou celle des gamins qui jouent des airs joyeux, en Matthieu 11, 16. La nouveauté, pour s’imposer, s’appuie sur le passé ; après discernement, la synthèse réforme et donne un nouveau départ. Heureux, avec Matthieu, ceux qui ont compris que Jésus « a gardé le meilleur pour la fin ».

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