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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 25 mars 2020

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Méditation du 25 mars 2020

(Luc 1, 26-38)            

            L’Incarnation du Verbe de Dieu restera toujours un mystère : celui de l’Amour de Dieu. Dieu se fait homme pour sauver les hommes du péché, du mal, Lui restant parfaitement « Saint ». Il lance cet appel à chaque homme : Puisque Lui se fait homme, que tous les hommes deviennent frères ! Ainsi deviennent-ils « fils dans le Fils Unique ».

            Voici comment Saint Léon, pape de 440 à 461, méditait sur la « Nécessité de l’Incarnation »

            « Le mystère de notre rédemption, disposé dès avant le temps, depuis l'éternité, aucune image ne pouvait l'accomplir. L'Esprit n'était pas encore descendu en la Vierge, et la puissance du Très-Haut ne l'avait pas encore couverte de son ombre (Luc 1, 35). La Sagesse ne s'était pas encore construit une demeure pour que le Verbe s'y incarne et que, la nature de Dieu et celle de l'esclave s'unissant en une seule personne, le Créateur du temps naisse dans le temps, et celui par qui tout a été fait soit engendré parmi toutes les créatures. 

            Si l'homme nouveau ne s'était assimilé à la chair du péché et chargé de notre vieillesse, s'il n'avait daigné, lui, consubstantiel au Père, prendre substance de sa mère et assumer notre nature –- hormis le péché –, l'humanité serait maintenue prisonnière à la merci du démon, et nous ne pourrions jouir de la victoire triomphale du Christ, car elle aurait eu lieu en dehors de notre nature. C'est donc de l'admirable participation du Christ à notre nature que jaillit sur nous la lumière du sacrement de la régénération. » (Lettre 31)

                « Lors donc, bien-aimés frères, qu’arrivent les temps, marqués d’avance pour la rédemption des hommes, notre Seigneur Jésus-Christ descend du ciel et vient ici-bas, sans quitter la gloire de son Père : c’est un prodige nouveau que sa génération, un prodige nouveau que sa nativité. Prodige nouveau : lui qui est invisible de sa nature, il s’est rendu visible dans la nôtre ; lui qui est immense et insaisissable, il a voulu être saisi et limité ; lui qui subsiste avant les siècles, il a commencé d’être au cours des siècles ; lui, souverain maître de l’univers, il a voilé l’éclat de sa majesté et revêtu la forme d’un esclave ; lui, Dieu impassible et immortel, il n’a point dédaigné de se faire homme passible, de s’assujettir aux lois de la mortalité ! »

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