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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 25 juin 2020
Méditation du 25 juin 2020
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Méditation du 25 juin 2020

2020 06 25 AUTORITE (12TO4) (Matthieu 7, 21-29)

            La « prière » est vide chez celui qui ne pratique pas les commandements du Seigneur. Celui-là bâtirait sa maison « sur le sable » ; et cet enseignement de Jésus a paru « sage », et c’est ce qui confère la qualité « d’autorité » que n’ont pas les « scribes » ; Marc le note aussi dès la première page de son Evangile (1, 22) ; eux abritaient tous leurs enseignements derrière la « tradition des anciens », plus de six cents commentaires de la Loi.

            Donc le disciple de Jésus  joint  la prière à la pratique des commandements : nous ne serons pas surpris d’entendre Jésus définir qui est son frère, sa sœur et sa mère : « Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » (Matthieu 12, 49-50). Ainsi Jésus distingue-t-Il la « nouvelle justice » qui consiste à joindre la sainteté de la vie à la « profession de foi » ; il ne sépare pas la foi de la pratique des commandements. Les exemples dans les Evangiles, récits de faits historiques ou paraboles, se multiplient.

            En Dieu, la Parole est unie à l’action ; sa parole est même créatrice. C’est le modèle de perfection que le disciple cherche à rejoindre, en ne séparant pas ce qu’il pense, croit et dit, il montre qu’il est en chemin vers Dieu.

            Ces paraboles sont si éloquentes qu’elles ne requièrent pas de longues explications. Bâtir sa maison sur le roc, c’est joindre, sans les séparer, la foi et les actes qu’inspirent les paroles de Jésus et son exemple. Le reste, les cris inspirés par une fausse piété, ne peuvent pas être pris au sérieux par Dieu qui est la Vérité même.

            Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein) a éprouvé et expliqué l’exigence de cette fidélité à Dieu, dans la vie concrète.

                « Que ta volonté soit faite. » Pris dans toute sa plénitude, cet acte d'abandon doit être la règle de la vie chrétienne. Il doit régir la journée, du matin au soir, le cours de l'année, la vie entière. Tel doit être l'unique souci du chrétien ; tous les autres sont pris en charge par le Seigneur, mais celui-là reste le nôtre jusqu'à notre dernier jour. (…) C'est pourquoi, encore, et précisément au cœur de la nuit la plus obscure, « que ta volonté soit faite ».

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