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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 25 juillet 2020
Méditation du 25 juillet 2020
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Méditation du 25 juillet 2020

2020 07 25 POUR SERVIR (16TO6) (Matthieu 20, 20-28)

            Les « fils de Zébédée », Jacques et Jean, sont fêtés à part, sens doute en raison de leur influence dans l’Eglise apostolique. L’aîné, auteur d’une lettre réaliste dans le Nouveau Testament, a été victime d’Hérode-Agrippa 1°, comme l’attestent les Actes des Apôtres 12, 1-2) ; le cadet est l’évangéliste Jean et l’auteur de trois Lettres du Nouveau Testament. Est-il le « disciple bien-aimé » dont parle le quatrième Evangile ? (Cet Evangile n’est certainement pas de la même plume d’un bout à l’autre).

            Matthieu nous renseigne sur cette demande attribuée par lui à la mère des fils de Zébédée. Marc (10, 35) nous dit que ce sont les deux frères, Jacques et Jean, qui adressent cette requête ; Luc, lui, n’a pas parlé de cet épisode. On pense qu’il l’a trouvé déplacé et a préféré ne pas dire ce qui a indigné les dix autres.

            Trois éléments prennent une importance particulière dans la réponse de Jésus : peuvent-ils partager sa Passion ? Il n’est pas de sa mission de distribuer les honneurs ; Lui, est venu servir.

            L’expression « la coupe » désigne la Passion et deviendra, chez Marc, « coupe et baptême » (de sang). Certes, Jacques, martyr, a bu à la coupe de Jésus, et, par ce baptême de sang, a servi le Christ, comme le célébrera plus tard l’Apocalypse. Il est nécessaire de connaître son intervention dans le « Concile » de Jérusalem, Actes des Apôtres 15, 13-21. L’assemblée se ralliera à son conseil qui deviendra la norme démarquant l’Eglise de la Synagogue, en attirant nombre de Païens.

            Au fond, la question se posait dans la jeune Eglise, surtout à Jérusalem : « Que faut-il exiger de la part des « helléno-Chrétiens » pour que les « judéo-Chrétiens » puissent les fréquenter sans souillure légale ? Jacques sut trouver comme un nouveau « modus vivendi » pour se dire et être chrétien.

            La « gloire » de Jean consiste surtout à nous avoir révélé les « secrets » de l’Incarnation. Son Evangile montre aussi le chemin spirituel parcouru depuis cette demande des premières places et depuis le jour où il demanda à Jésus de faire tomber le tonnerre sur le village inhospitalier de Samarie. Le surnom de « boanergès », même donné par Jésus, est peu usité pour les désigner tous deux.

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