0
Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 24 mars 2020

| Webmaster

Méditation du 24 mars 2020

(Jean 5, 1-16)

            Ce « signe » permet à l’évangéliste de souligner l’hostilité des Juifs. Ici, nous n’avons que le récit des faits, mais Jésus explique, dans le discours qui suit à la fois Qui Il est et pourquoi Il réagit ainsi.

            Le récit de la guérison  de l’infirme (à la piscine de Béthesda) oppose l’inutilité des croyances (bouillonnement de l’eau, plongée immédiate) et de tel ou tel lieu (piscine avec son bouillonnement inexpliqué) à l’efficacité de la seule parole de Jésus. Le malade est délaissé de tous, personne ne l’aide pour une action rapide ; mais Jésus le remarque, entre en dialogue avec lui, et d’un mot le guérit. Il y a donc là l’éloge indirect de Jésus dont la parole suffit. 

            « Or, ce jour-là était un jour de sabbat ». « Porter son brancard » nous paraît un détail par rapport au bienfait de la guérison. Qui sont ces « Juifs » ? Ceux de l’époque où Jean écrit son Evangile, et qui sont désignés ainsi par les chrétiens, parce que la question du sabbat ne s’est posée qu’après le départ de Jésus. Elle est devenue une question majeure à l’heure où les disciples de Jésus veulent fêter la Résurrection et remplacer le sabbat par le dimanche, alors que le mouvement pharisien entend maintenir le sabbat. 

            Nous sommes dans le temps des tensions entre les communautés ; l’expression « les Juifs » cache mal, à cette époque, une certaine hostilité des chrétiens. Il est vrai, hélas, que la séparation fut douloureuse. Dans le présent récit, comme en d’autres pages, le décalage entre « le temps de Jésus » et « le temps des communautés rédactrices des Evangiles » est évident.

            La suite du récit nous transporte dans le Temple. Jésus s’est esquivé, comme Il le fera pour l’aveugle-né, (Jean 9). Pendant ce temps, les réflexions vont bon train dans les rangs des  pharisiens. Mais Jésus, Lui, retrouve l’infirme et lui tient un langage de conseils moraux qu’il importe d’analyser. « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire »

            Le péché est pire que l’infirmité : il entrave plus que le mal physique ou les « interdits ».

            Ainsi l’infirme peut retrouver toute sa place dans la « société » et dans la communauté croyante. Jésus vient sauver, et non seulement guérir. Il montre que les deux vont de pair.

Ce « signe » permet à l’évangéliste de souligner l’hostilité des Juifs. Ici, nous n’avons que le récit des faits, mais Jésus explique, dans le discours qui suit à la fois Qui Il est et pourquoi Il réagit ainsi.

            Le récit de la guérison  de l’infirme (à la piscine de Béthesda) oppose l’inutilité des croyances (bouillonnement de l’eau, plongée immédiate) et de tel ou tel lieu (piscine avec son bouillonnement inexpliqué) à l’efficacité de la seule parole de Jésus. Le malade est délaissé de tous, personne ne l’aide pour une action rapide ; mais Jésus le remarque, entre en dialogue avec lui, et d’un mot le guérit. Il y a donc là l’éloge indirect de Jésus dont la parole suffit. 

            « Or, ce jour-là était un jour de sabbat ». « Porter son brancard » nous paraît un détail par rapport au bienfait de la guérison. Qui sont ces « Juifs » ? Ceux de l’époque où Jean écrit son Evangile, et qui sont désignés ainsi par les chrétiens, parce que la question du sabbat ne s’est posée qu’après le départ de Jésus. Elle est devenue une question majeure à l’heure où les disciples de Jésus veulent fêter la Résurrection et remplacer le sabbat par le dimanche, alors que le mouvement pharisien entend maintenir le sabbat. 

Répondre à () :


Captcha