0
Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 23 octobre 2020
Méditation du 23 octobre 2020
© viechretienne.fr

| Webmaster

Méditation du 23 octobre 2020

2020 10 23 DISCERNER (29TO5) (Luc 12, 54-59)

                                                                     

            Savons-nous passer de la météo au langage des signes vus avec le regard de la foi ? Une parabole pour tous les croyants qui doivent et peuvent crier sans cesse : « Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » (Marc 9, 24).

            Ce n’est pas nouveau, puisque Jésus demandait à ses auditeurs de réagir sur ce plan : un minimum d’expérience nous instruit en matière d’observation de la nature. Comment ne passons-nous pas de cette observation à une autre, celle de la reconnaissance en Jésus d’une Présence plus qu’humaine, et d’une époque tout à fait privilégiée ?

Jésus parle du « moment » extraordinaire dans toute l’histoire où Dieu s’est fait homme : la foi permet de reconnaître Qui Il est. Jésus est venu « à la plénitude des temps » (« quand les temps furent accomplis » (Ga 4, 4), et ce « moment », c’est Jésus qui le « réalise », qui l’emplit de sa Présence. Il donne les « signes » (pas forcément les « miracles ») qui permettent de reconnaître Qui Il est et qu’Il est là.

« Ce qui est juste », ce qui est conforme à la réalité, ce qui est dans le plan de Dieu, même si les hommes ne le voient pas. Et cette « réalité » est comparable à ce qui se passe devant les tribunaux, en ce sens qu’il faut savoir réfléchir et agir pour éviter le pire qui serait ici de passer à côté de l’essentiel.

 

Saint Bède le Vénérable, au-delà d’un ton rude et même menaçant, exhorte à « écouter la Parole de Dieu et à la mettre en pratique » ; c’est une question de « vie » ou de « mort ».

 

« Ou bien encore, notre adversaire dans le chemin, c'est la parole de Dieu qui est en opposition avec nos désirs charnels dans la vie présente. Nous nous délivrons de cet adversaire en obéissant à ses préceptes: autrement il nous livrera au juge, car le mépris qu'on aura fait de la parole du Seigneur est un crime dont le pécheur rendra compte au tribunal du juge.

Le juge le livrera à l'exécuteur, c'est-à-dire à l'esprit mauvais; pour le punir, celui-ci le jettera en prison, c'est-à-dire dans l'enfer, c'est là que le pécheur souffrira éternellement sans pouvoir jamais acquitter ses dettes et obtenir son pardon; il n'en sortira donc jamais, mais il sera condamné à des peines éternelles, avec le serpent redoutable, avec le démon. »

 

 

Répondre à () :


Captcha