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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 22 novembre 2020
Méditation du 22 novembre 2020
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Méditation du 22 novembre 2020

2020 11 22 A MOI (CHRIST-ROI) (34TO) (Matthieu 25, 31-46)

Très souvent sollicitée de prendre la parole dans les églises, les salles de conférence, et jusque dans son discours lors de la remise du Prix Nobel (10/12/1979 à Oslo) Mère Teresa a commenté le verset 40 de ce ch. 25 de Matthieu : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait »” Son commentaire livrait l’extraordinaire expérience de son service pour « les plus pauvres parmi les pauvres ». Elle illustrait ainsi ce verset : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Dt 8, 3) Ses explications montraient que l’homme est orienté vers Dieu, et qu’il ne peut se passer de Lui ; tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine offense Dieu qu’on peut « si fort blesser en blessant l’homme ».

            Ce texte de Saint Matthieu constitue un hymne à la charité ; acte de foi, il conduit tout homme à voir dans son semblable la présence de Dieu. Et c’est Dieu qu’il adore en servant l’homme. Cette foi devient un combat contre soi-même, non seulement pour faire passer le service des autres avant son propre profit, mais pour prouver que c’est Lui, Dieu, qu’on veut honorer en se détachant de soi pour Le servir dans ses frères. Ce calcul spirituel interne rapproche tout homme du Bon Samaritain.

            La liste des « services » établie par Matthieu doit évidemment s’élargir ou s’allonger : tout ce qui peut servir Dieu dans l’homme est bon. C’est le regard de foi qu’il importe d’éduquer : voir l’homme non pas seulement comme individu humain, mais comme créature de Dieu appelée, elle aussi, à devenir « enfant de Dieu » ; car il a avec Lui une relation de fils-_fille de Dieu, une personne ayant une destinée qui la dépasse, comme chaque être humain. Cette page élargit les horizons ; elle rappelle à tout chrétien qu’en bâtissant la cité terrestre pour un meilleur état social, il fait lever les yeux vers Dieu, fin de  tout homme.

            Le réalisme de ces lignes est toujours d’actualité : il répond, par exemple, au problème des « migrants » de nos jours, des malades et de tous les hommes ou femmes qui sont isolés et à qui la solitude pèse au point qu’ils se demandent s’ils comptent encore pour quelqu’un. Aimer et être aimé : le cœur de tout homme en a besoin. Il exige aussi de respecter la dignité de tout être humain.

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