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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 20 mars 2020

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Méditation du 20 mars 2020

(Marc 12, 28b-34)

            Texte parallèle en Luc 10, 25-28 et Matthieu 22, 34-40. Les scribes recopiaient les exemplaires de la Loi pour la lecture publique ; ils étudiaient la Loi. Ils avaient formé une élite religieuse, car les livres profanes étaient restés rares, et la littérature païenne ne pénétrait pas beaucoup en Israël. 

            Ce scribe sait donc les réflexions religieuses du Deutéronome et les prescriptions rituelles du Lévitique ; apparemment, il ne s’était pas posé la question qu’il vient formuler devant Jésus. Combien de personnes étaient capables de voir que cette question ne pouvait avoir qu’une réponse, celle que donne Jésus ? Mais, à cette question, Jésus répond en introduisant une réponse qui Lui paraît inséparable de la première. Dieu est l’Unique, et le verset 30 se comprend aisément. Dieu Unique ! Et les hommes doivent mettre toutes leurs ressources pour L’aimer.

            Que Jésus introduise le second commandement, en dépassant la question posée, ne peut paraître anodin. C’est une initiative bien « calculée ». Le scribe ne pouvait s’y attendre ;  sa réponse à Jésus montre qu’il entre dans la voie où Il voulait conduire son interlocuteur, à savoir comprendre qu’on ne peut séparer le premier du second…La porte s’ouvre à ceux qui demain prouveront leur amour de Dieu dans l’amour du prochain. Ce scribe se met en chemin, en découvrant sans doute pourquoi Jésus a outrepassé sa question. L’allusion au second commandement a été ajoutée à dessein par Jésus, et sans doute parce que Jésus sait bien que le second commandement n’était pas unanimement apprécié en Israël.

            Le dernier mot de Jésus sonne comme un encouragement. Nous mériterons de l’entendre le jour où notre amour du prochain prouvera notre amour de Dieu. Entendons-nous l’enseignement de saint Jean, dans sa Première Lettre 4, 20-21 : «  Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère. »

            « Et personne n’osait plus l’interroger. » Jésus a donné une réponse qui dépasse toutes les questions : Il a donné Lui-même sa vie.

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