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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 20 juillet 2020
Méditation du 20 juillet 2020
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Méditation du 20 juillet 2020

2020 07 20 BIEN PLUS (16TO1) (Matthieu 12, 38-42)

            Nous ne pouvons oublier que c’est en réponse à la demande adressée à Jésus par des scribes et des pharisiens qui veulent un signe pour justifier son autorité. Les « signes » annoncent la Résurrection et en sont l’annonce à peine voilée.

            Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église, commentait ainsi cette page de saint Matthieu, sur le « signe de Jonas ».

            « C'est Jonas qui décide lui-même d'être jeté hors du navire : « Prenez-moi et jetez-moi à la mer », dit-il (Jon 1,12), ce qui désigne la Passion volontaire du Seigneur Jésus. Pourquoi en effet les matelots ont-ils attendu d'en recevoir l'ordre... ? C'est que, lorsque le salut de tous requiert la mort d'un seul, on remet sa mort à la libre décision de celui-ci...

             Ainsi dans cette histoire où celle du Seigneur est totalement préfigurée, on attend la volonté de celui qui doit mourir, pour que sa mort ne soit pas une nécessité subie, mais un acte de liberté : « J'ai le pouvoir de donner ma vie, et j'ai le pouvoir de la reprendre ; personne ne me l'enlève », dit le Seigneur (Jn 10,18). Car si le Christ a rendu l'esprit (Jn 19,30), ce n'est pas parce que sa vie lui échappe. Celui qui tient en sa main l'âme de tous les hommes ne pouvait pas perdre la sienne. « Je tiens toujours mon âme entre mes mains » dit le prophète (Ps 118,109), et ailleurs : « En tes mains je remets mon esprit » (Ps 30,6 ; Lc 23,46).

            Le ‘signe de Salomon’ nous a été expliqué par Rupert de Deutz (v. 1075-1130), moine bénédictin.

            « C'est donc à l'initiative d'un prophète que Salomon est établi roi, comme c'est en accomplissant les prophéties dans leur sens spirituel que le Christ, Fils de Dieu, est reconnu Roi pacifique, Roi de la gloire du Père, attirant tout à lui. Salomon est devenu roi du vivant de son père, comme le Christ est établi roi par Dieu le Père qui ne peut mourir. Oui, assurément, il le fait roi,  « héritier de toutes choses » (He 1,2), celui qui ne meurt pas et ne mourra jamais. Et, chose admirable et unique, le Christ, héritier d'un Père toujours vivant et ne devant jamais mourir, est mort, lui, une fois pour toutes ; il est revenu à la vie et ne connaîtra plus jamais la mort. » (Rm 6,9).

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