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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 2 septembre 2020
Méditation du 2 septembre 2020
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Méditation du 2 septembre 2020

2020 09 02 ENVOYE (22TO3) (Luc 4, 38-44)

            La guérison  de la belle-mère de Pierre est mentionnée par Marc 1, 29-31 et par Matthieu 8, 14-15 ; indice de la source commune, et sans doute de l’importance du rôle de Pierre dans les communautés où ont été rédigés les évangiles. On peut se demander quels disciples entourent Jésus et Pierre ; nous avons seulement : « Elle les servait ».

            Jésus a enseigné le jour du sabbat et guéri un homme possédé du démon. La maison de Pierre a permis d’observer le sabbat : elle n’est pas loin de la synagogue.

             « Au coucher du soleil » : cette mention permet de délimiter le sabbat ; il est à peine terminé que tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.

             A travers cette phrase, on devine la « compassion » de Jésus qui semble guérir « à tour de bras ». Pas de gestes autres que l’imposition des mains, ni de paroles ; une vue générale qui explique l’amour de Dieu dont Jésus est le doigt.

            Autre est la relation avec les « possédés ». Les démons les quittent en reconnaissant leur impuissance devant Jésus, tout en disant : « C’est toi le Fils de Dieu ! »

             Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. Une fois encore, Jésus sait bien qu’ils ne peuvent pas, par leur proclamation, donner une juste idée de Lui.

            Luc se plaît à souligner « la prière » de Jésus au milieu de ces guérisons et expulsions de démons. Mais à peine s’est-Il éloigné qu’on Le recherche pour Le retenir. Après la « multiplication des pains », on voudra faire de Lui un roi, et ici, sans doute pour avoir sous la main un « guérisseur ». Jésus ne peut accepter, car Il n’a pas été envoyé pour une population donnée, fût-ce le monde d’Israël. Il ne peut se laisser accaparer par un groupe : ce sera la tentation récurrente dans l’histoire de l’Eglise… Des peuples s’opposeront en prétendant que Dieu est avec eux, et donc contre les autres.

            Ce qui compte visiblement plus que tout, c’est ce que note Luc : « Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs. » A la fois, c’est d’abord pour Israël, et c’est l’Evangile, la « Bonne Nouvelle » du Royaume.

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