Paroisse Notre-Dame-de-la-Plaine - Luçon
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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 2 décembre 2019

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Méditation du 2 décembre 2019

Matthieu8, 5-11)

            Si tout opposait Israël occupé par la force des Romains, cette page montre que Dieu sait tirer un bien supérieur de ce qui fut surtout une privation de liberté. A travers le centurion romain, ce sont les nations païennes  qui vont entrer dans l’Eglise et apprécier le salut qui vient de Dieu par Jésus. Une porte s’ouvrait ; c’est la foi qui peut être dans un cœur païen mais droit : « Chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi ». L’éloge de Jésus, dans cet épisode, montre aussi combien Il sait lire au fond du cœur, comme Il le fera devant le jeune homme riche : Jésus voit le cœur. La guérison n’est pas liée à la proximité, mais elle va l’être dans la guérison de la belle-mère de Pierre. 

            Le centurion avait réfléchi au pouvoir de Jésus. Sa comparaison avec sa situation d’officier subalterne prouve à quel point il estime la puissance de Jésus. De même que lui commande et se fait obéir tout autant qu’il se soumet à l’autorité militaire supérieure, de même la maladie peut être soumise à Celui qui obéit à son Père tout-puissant et pour Qui la maladie est un mal.

            Celui-ci a bien dû noter le fait, car il est mentionné par Marc (1, 29-31) et Luc (4, 38-39). Jésus se fait connaître par des guérisons qui sont des « signes » du Royaume. Quand Il enverra ses disciples en mission, Jésus leur demandera de « guérir les malades ». 

            Saint Ambroise, lui-même membre de l’administration dans sa jeunesse, a souligné l’humilité du centurion qui demande à Jésus une guérison : il ne s’estime « pas digne » devant un homme qui a un tel pouvoir.

            « Le centurion, de son côté, dépose toute fierté militaire, plein de respect et de foi, il s'empresse de rendre au Sauveur l'honneur qui lui est dû: «Il n'était plus loin de la maison, lorsque le centurion envoya lui dire: Ne prenez pas tant de peine, car je ne suis pas digne» . Il savait, en effet, que ce n'était point par une puissance naturelle, mais par la toute-puissance de Dieu que Jésus-Christ guérissait les hommes. Les Juifs, en pressant Jésus de venir, avaient donné pour motif qu'il était digne de cette grâce; le centurion se reconnaît indigne, non seulement du bienfait qu'il sollicite, mais encore de recevoir le Seigneur: «Je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit».

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