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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 1er juillet 2020
Méditation du 1er juillet 2020
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Méditation du 1er juillet 2020

2020 07 01  FILS DE DIEU (13TO3) (Matthieu 8, 28-34)

            « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ! » Les démons savent que Jésus est le Fils de Dieu et le disent. C’est ce qu’écrira Saint Jacques dans sa Lettre 2, 19 : « Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu. Fort bien ! Mais les démons, eux aussi, le croient et ils tremblent. » L’évangéliste Jean montrera Jésus aux prises avec certains Juifs qui refusent de croire à cette filiation divine, malgré les « signes ». Les démons, ici, ont pris possession de ces deux hommes au point qu’ils ne sont plus eux-mêmes.

            Quel est ce « moment fixé » ? – Le Jour du Jugement, lorsque le règne de Satan prendra fin et que se montrera évident le Règne de Dieu ; ici, par anticipation, Jésus libère les deux possédés comme un signe de la libération du péché et du règne de Satan, pour montrer son pouvoir divin : il exerce son pouvoir et c’est pour montrer l’accomplissement de sa mission de Sauveur.

            Que les pays voisins élèvent des troupeaux de porcs, à l’inverse d’Israël qui les considère comme des animaux impurs, cela fournit l’occasion d’une « plaisanterie » : les esprits impurs et les porcs ensemble sont jetés dans les flots! Les gardiens des troupeaux, eux, ne rient pas devant la perte économique ; sans doute essuient-ils les reproches des propriétaires. Mais la libération des possédés passe au second plan. Jésus, semble-t-il, est seulement prié de « partir de leur territoire ». Le commentaire ne montre pas un reproche.

            Saint Jean Chrysostome explique les raisons pour lesquelles Jésus agit ainsi.

            « Ce n'est point à leur persuasion que Notre-Seigneur agit de la sorte, mais pour plusieurs raisons dignes de sa sagesse : d'abord il voulait montrer combien sont malfaisants et pernicieux les démons qui cherchaient à perdre ces hommes ; en second lieu il voulait nous apprendre que sans sa permission ils n'osent rien entreprendre, même contre des pourceaux ; troisièmement, il faisait voir par là qu'ils auraient fait endurer à ces hommes un traitement plus cruel qu'aux pourceaux, si la divine providence n'était venue à leur secours dans leur malheur, car les démons ont bien plus de haine contre les hommes que contre les animaux. Nous avons encore ici une preuve évidente que chacun de nous est l'objet des soins de la divine Providence. »

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