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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 19 novembre 2020
Méditation du 19 novembre 2020
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Méditation du 19 novembre 2020

2020 11 19 DIEU TE  VISITAIT (33TO4) (Luc 19, 41-44)

                                                                     

            Sur une colline à l’est de Jérusalem, la petite chapelle « Dominus flevit » rappelle cet épisode de la vie de Jésus, peu avant la Passion.

            Les larmes de Jésus nous montrent à quel point Il a été sensible devant les misères humaines (foules sans bergers, devant la foule affamée, devant le cortège funèbre du fils de la veuve de Naïm… et devant tant de misères « spirituelles », comme ici). Le rejet par son peuple créera une crise profonde ; après Luc, Jean notera au début de son Evangile : « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. » (Jean 1, 11)

            « Ce qui donne la paix » : il s’agit de la paix « messianique » annoncée par Isaïe (11, 6s) et par Osée (2, 20), la paix apportée par Jésus, « le Prince de la Paix », paix des cœurs et des consciences, au sens où Jésus dira : «Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. » (Jean 14, 27).

            « Maintenant cela est resté caché à tes yeux. » Saint Paul (2Co 3, 14-15) expliquera en quoi consiste ce voile ; il dit en pensant à ses compatriotes : «  Mais leurs pensées se sont endurcies. Jusqu’à ce jour, en effet, le même voile demeure quand on lit l’Ancien Testament ; il n’est pas retiré car c’est dans le Christ qu’il disparaît ; et aujourd’hui encore, quand les fils d’Israël lisent les livres de Moïse, un voile couvre leur cœur. » Quel est donc ce « voile » ? La venue de Jésus et son enseignement lèvent ce voile, en permettant à tous de voir que Jésus « accomplit » les promesses de salut.

Suit l’annonce de la ruine de Jérusalem. Selon la Bible de Jérusalem, « cet oracle entièrement tissé de réminiscences bibliques évoque la ruine de Jérusalem en 587 avant Jésus-Christ autant et plus que celle de 70 après J.C., dont il ne décrit aucun des traits caractéristiques. On ne peut donc conclure de ce texte que celle-ci s’est déjà produite » (note b, page 1795, éd. 1998).

            Les derniers mots de cette péricope mettent un lien entre le refus de l’accueil de Jésus et la ruine annoncée. Quel avertissement !  En refusant le Fils, on se moque du Père. Isaïe avait déjà annoncé symboliquement (55, 10) que Jésus ne viendrait pas pour rien… Saint Paul dira qu’on ne se moque pas de Dieu.

 

 

 

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