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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 19 février 2020

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Méditation du 19 février 2020

(Marc 8, 22-26)

           Bethsaïde se situe au nord du Lac ; la ville a beau être la patrie de Pierre, d’André et de Philippe, elle encourra néanmoins les reproches de Jésus : «  Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre. » (Mt 11, 21). Parmi les « miracles » mentionnés, figure évidemment celui de la guérison racontée ici par Marc.

            Pourquoi Jésus l’emmène-t-Il « hors du village » ? Il semblerait que Jésus craigne une mauvaise interprétation de son geste, et qu’on le considère comme un guérisseur ; ce serait donc une mesure en vue de la discrétion. 

            Plus importante encore se pose la question d’une « guérison progressive » ? Jésus n’a pas besoin de s’y reprendre à deux fois : quelle est donc son intention ici ? Il semble que Jésus ait voulu montrer aux disciples que leur foi a besoin d’étapes pour arriver au point qu’Il désire : une foi est incomplète quand elle croit au Père sans croire que le Fils – Lui, Jésus – est l’Envoyé du Père, le propre Fils de Dieu…Il dira un jour : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. » (Jean 14, 6). C’est une révélation progressive : la guérison par étapes serait donc à l’adresse des disciples qui n’ont pas compris les signes des pains. Ils ont besoin d’y regarder à deux fois !

            Quand l’aveugle voit les hommes qui ressemblentà des arbres qui marchent, il commence à voir ; mais Jésus ne peut se contenter « d’approximations » dans la foi. Et c’est là qu’Il guérit complètement ; Il veut conduire ses disciples à la vision qu’ils ont de Lui « avec netteté ».

            Et nous, Pouvons-nous dire que notre foi en Jésus soit conforme à ce qu’Il est réellement ? Notre séjour sur terre ne sera pas assez long pour entrer complètement dans le « mystère du Christ ». Nous ne verrons « avec netteté » que lorsque se réalisera la parole bien connue de saint Jean : « Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. » (1Jean 3, 2)

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