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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 18 novembre 2021
Méditation du 18 novembre 2021
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Méditation du 18 novembre 2021

2021 11 18 DIEU TE VISITAIT (33TO4) (Luc 19, 41- 44)

 

            Cet épisode, douloureux et propre à Luc, est à compléter par un autre passage du même Luc 13, 34-35. « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Voici que votre Temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

            Au dire des historiens, on ne peut pas conclure que Luc écrit ces lignes après la prise de Jérusalem par les Romains en 70 de notre ère. Luc rappellerait la chute de la Ville en 587 avant J.C. sous les coups de Nabuchodonosor.

            Ce qui rend plausible le texte de Luc, ce sont les versets qui suivent (45-46 : les vendeurs chassés du temple). Les leçons de la Prise de Jérusalem et de la déportation à Babylone sont donc oubliées au temps de Jésus. Jérusalem n’a pas accueilli Jésus : «Tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

Depuis que Jésus a sanctifié Jérusalem, ce sont tous les « lieux » de notre terre qui sont marqués par sa Présence. Le monument érigé sur les collines et appelé « Le Seigneur a pleuré » appelle à la conversion, et n’est pas un simple vestige de la tristesse de Jésus. Si les disciples de Jésus ne mènent pas une vie sainte, vaines ont été ses larmes… Jérusalem n’est pas qu’une « ville sacrée » ; c’est le rappel permanent de ce que Jésus a dit et y a vécu.

Saint Jérôme exaltait Jérusalem parce qu’elle appelait à « vivre bien », c’est-à-dire saintement parce que Jésus, le Saint de Dieu, y a vécu et y a opéré notre rédemption.

« Ce n'est pas d'avoir été à Jérusalem, mais d'avoir bien vécu à Jérusalem que l'on doit se féliciter. La cité qu'il faut chercher, ce n'est pas celle qui a tué les prophètes et versé le sang du Christ, mais celle qu'un fleuve impétueux met en liesse (Ps 46,5), celle qui, bâtie sur une montagne, ne peut être cachée (Mt 5,12), celle que l'apôtre Paul proclame la mère des saints et en laquelle il se réjouit de résider avec les justes (Ga 4,26-27). »

 

 

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