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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 18 juillet 2020
Méditation du 18 juillet 2020
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Méditation du 18 juillet 2020

2020 07 18 SERVITEUR (15TO6) (Matthieu 12, 14-21)

            Jésus avait montré qu’Il était « maître du sabbat ». « Les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr ». Il est révélateur de voir sa réaction : « beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous ». Alors qu’Il sent le complot monter contre Lui, il réagit « en faisant le bien » (Ac 10, 38) : « Là où il passait, il faisait le bien et guérissait… »

            Jésus demande le silence ; ce n’est pas la seule fois, et ce sera encore plus souvent selon l’Evangile de Marc. Ici, Jésus demande plutôt de ne pas Le faire connaître : « Mais il leur défendit vivement de parler de lui. » C’est le « temps du message » ; « l’Heure » n’est pas encore venue.

            Jésus reste toujours fidèle à sa mission du plus haut service : la rédemption des hommes, en prenant sur Lui – le Juste – les péchés du monde.

            Matthieu rappelle ici le texte fameux d’Isaïe sur le « Serviteur ». L’évangéliste écrit pour les Israélites déjà devenus ou candidats à être disciples de Jésus. Comme Il mérite ce que les prophètes avaient dit du Messie, Matthieu voit en Jésus ce « Serviteur » de Dieu parfait. (Ainsi Matthieu 12, 18-21 est une citation directe d’Isaïe 42, 1-4).

            Le 18 février 2012, Benoît XVI, instituant de nouveaux cardinaux, parlait de « serviteurs » du peuple de Dieu, en commentant la figure du « Serviteur » dans Isaïe.

            « Selon la tradition biblique, le Fils de l’homme est celui qui reçoit le pouvoir et la souveraineté de Dieu (cf. Dn 7, 13s). Jésus interprète sa mission sur la terre en superposant à la figure du Fils de l’homme celle du Serviteur souffrant, décrit par Isaïe (cf. Is 53, 1-12). Il reçoit le pouvoir et la gloire uniquement en tant que « serviteur » ; mais il est serviteur dans la mesure où il prend sur lui le destin de souffrance et de péché de toute l’humanité. Son service s’accomplit dans la totale fidélité et dans la pleine responsabilité envers les hommes. C’est pourquoi la libre acceptation de sa mort violente devient le prix de la libération pour la multitude, devient le commencement et le fondement de la rédemption de chaque homme et du genre humain tout entier. »

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