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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 18 février 2021
Méditation du 18 février 2021
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Méditation du 18 février 2021

2021 02 18 PRENDRE SA CROIX (jeudi-cendres) (Luc 9, 22-25)

 

                  Dans cette annonce de la Passion, Jésus trace le chemin qu’Il va suivre et l’indique aux disciples : les « siens » qui ne s’y attendent nullement ; et nous qui avons quelque peine à l’admettre. Un seul chemin possible, donc, mais qui conduit à la Résurrection.

            Saint Paul (Ep 1, 3-14) nous désigne comme « fils dans le Fils Unique » et membres du Corps ; là où la Tête est passée, les membres du Corps passeront aussi. Nous sommes donc appelés à vivre toutes les étapes de la vie du Christ. Ainsi, notre « Pâque » (« notre entrée dans la Vie ») devient un moment où la foi et l’espérance devraient l’emporter sur le chagrin de quitter ses proches et la vie sur terre. C’est là notre croix !

            Saint Jean XXIII, (1881- 1963), méditant sur ce verset, écrivait :

            « L'amour de la croix de mon Seigneur m'attire de plus en plus ces jours-ci. Jésus béni, que ce ne soit pas là un feu de paille qui s'éteindra à la première pluie, mais un incendie qui brûle sans jamais se consumer.

     Une note caractéristique de cette retraite a été une grande paix et une grande joie intérieures, qui me donnent le courage de m'offrir au Seigneur pour tous les sacrifices qu'il voudra demander à ma sensibilité. De ce calme et de cette joie, je veux que toute ma personne et toute ma vie soient toujours plus pénétrées, au-dedans et au-dehors... Je veillerai à garder cette joie intérieure et extérieure... La comparaison de Saint François de Sales que je me plais à répéter parmi d'autres : « Je suis comme un oiseau qui chante dans un buisson d'épines », doit être une continuelle invitation pour moi.

Donc, peu de confidences sur ce qui peut faire souffrir ; beaucoup de discrétion et d'indulgence en jugeant les hommes et les situations ; m'efforcer de prier spécialement pour ceux qui me font souffrir ; et puis en toute chose une grande bonté, une patience sans limites, en me souvenant que tout autre sentiment...n'est pas conforme à l'esprit de l'Évangile et de la perfection évangélique. Du moment que je fais triompher la charité à tout prix, je veux bien passer pour un homme de rien. Je me laisserai écraser, mais je veux être patient et bon jusqu'à l'héroïsme. »

             

 

 

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