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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 17 septembre 2020
Méditation du 17 septembre 2020
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Méditation du 17 septembre 2020

2020 09 17 BEAUCOUP D’AMOUR (24TO4) (Luc 7, 36-50)

            Luc présente cet épisode comme un fait ; la parabole que Jésus invente peut servir de « modèle » en ce sens que Jésus parle de telle sorte que Simon ne se doute pas le moins du monde qu’il s’agit de lui-même ; il en allait de même dans la parabole de Nathan devant le roi David, après son péché (2 S 12, 1-15).

            Jésus lit la pensée de Simon : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est: une pécheresse ». Il invente la parabole de deux débiteurs, l’un doit une grosse dette et l’autre une petite. Simon, qui ne se remet pas en cause, mais juge les autres, est confondu avec l’explication du Maître.

            Cette femme, qu’il ne faut confondre ni avec Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare (Luc 10, 39) ni avec Marie de Magdala (Luc 8, 2),  est venue demander pardon, avec un geste qui montre son repentir, non sans faire penser à l’onction de Béthanie (Jean 12, 1-11).

            L’enseignement de Jésus traduit son cœur et sa miséricorde : le détail de ses actions, établi par Jésus, montre à Simon qu’il reste sur ses positions (On l’a appelé « Simon le pharisien ») ; ici, il reçoit ses « quatre vérités », même si le récit de Luc ne fait pas la moindre allusion à ses réactions. Ce n’est plus Simon, c’est la pécheresse repentante qui devient l’âme de cette page.

            Luc reprend ici les paroles de Jésus prononcées devant le paralytique porté par quatre amis, en Matthieu 9, 1-8 : « Tes péchés sont pardonnés ». Grand scandale, et « blasphème » aux yeux des pharisiens, sans doute la majorité des « convives » ! Jésus dit à cette femme qui « a montré beaucoup d’amour » : « Ta foi t’a sauvée ». Elle entre dans la miséricorde, elle est sauvée !

            Quel contraste entre cette femme qui reconnaît son mal et veut le réparer et cet homme pharisien, si sûr d’être un « homme de bien » ! On ne peut que rapprocher ce texte de la parabole du pharisien et du publicain qui montent au Temple pour prier (Luc 18, 9-14).

             Saint Grégoire invite à agir envers les pécheurs selon la « vérité » en toute « charité »

            « Il faut d'ailleurs faire usage d'un grand discernement, nous devons être sévères pour les vices, pleins de compassion pour les personnes; si le pécheur doit être puni, le prochain a droit à notre charité. » 

 

 

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