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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 17 juillet 2021
Méditation du 17 juillet 2021
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Méditation du 17 juillet 2021

2021 07 17 ESPERANCE (15TO6) (Matthieu 12, 14-21

 

            Les évangélistes « synoptiques » ont souligné, avec des nuances, le « complot » que les adversaires on tramé contre Jésus au fur et à mesure que son enseignement ou ses gestes les irritaient.

Les pharisiens, notamment, se faisaient du Règne de Dieu une idée que Jésus récusait : pompeux et glorieux. Les prophètes laissaient entendre un Messie humble (Za 9, 9 ; So 3, 11-13) ; Isaïe, dans ses 4 Poèmes, L’avait présenté comme le « Serviteur de Yahvé » souffrant et docile. C ‘est sous forme cachée, intérieure et libre, conforme à l’Esprit d’Amour du Dieu-Père, que Jésus nous offre Rédemption et Salut. (BC II* pages 340-341).

Le contraste doit être souligné entre l’aspect douloureux des versets 18-21 et « l’espérance » que les hommes sont appelés à mettre en Lui, du fait qu’Il est le Sauveur. Il voulait être le témoin de l’Amour de Dieu. Il s’est offert comme « l’Agneau de Dieu ».

Philoxène de Mabboug (?-v. 523) évêque en Syrie, méditait sur le silence de Jésus dans sa Passion, en reprenant les paroles d’Isaïe.

« Écoute le prophète annoncer notre Seigneur. Il le compare à l'agneau, à la brebis, les plus innocents des animaux : « Il a été conduit à l'abattoir comme un agneau, il se taisait comme une brebis devant le tondeur » (Is 53,7). (...)

            Notre Seigneur n'a pas été comparé à un lion quand il a été conduit à la mort. (...)

            Comme un agneau, une brebis, il gardait le silence quand il a été conduit à la Passion et à la mort : « Il se taisait comme une brebis devant le tondeur. Il n'a pas ouvert la bouche » dans son humiliation.

            Confirmant la parole de la prophétie par sa conduite, il a gardé le silence quand ils l'ont emmené, il s'est tu quand ils l'ont jugé, il ne s'est pas plaint quand ils l'ont flagellé, il n'a pas discuté quand ils l'ont condamné, il ne s'est pas irrité quand ils l'ont ligoté. Il n'a pas murmuré quand ils lui ont frappé les joues, il n'a pas crié quand il a été dépouillé de ses vêtements, comme une brebis de sa toison. Il ne les a pas maudits quand ils lui ont donné le fiel et le vinaigre ; il ne s'est pas irrité contre eux quand ils l'ont cloué sur le bois. »

           

           

           

 

 

 

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