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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 17 juillet 2020
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Méditation du 17 juillet 2020

2020 07 17 MAÎTRE DU SABBAT (15TO5) (Matthieu 12, 1-8)

            Origène  (v. 185-253), prêtre et théologien, apprenait aux chrétiens à méditer cette page à l’époque où le « dimanche » avait dûment remplacé le « sabbat ».

            « Le sabbat a été institué comme un jour sacré ; tous les saints et tous les justes doivent célébrer le sabbat... Voyons donc en quoi consiste pour le chrétien l'observance du sabbat : le jour du sabbat, il ne faut accomplir aucune œuvre d'ici-bas ; il faut s'abstenir de toutes les œuvres terrestres, ne rien faire qui relève de ce monde, s'adonner aux œuvres spirituelles, venir à l'église, être attentif à la lecture de l'Écriture et aux explications qu'on en donne, penser aux choses du ciel, s'occuper de l'espérance de la vie future, avoir devant les yeux le jugement à venir, méditer, non les réalités visibles et présentes, mais les réalités futures et invisibles.

            Les Juifs aussi doivent observer tout cela. Et chez eux, les forgerons, les maçons, tous les travailleurs manuels restent sans rien faire le jour du sabbat. Mais en ce jour, les lecteurs qui proclament la Sainte Écriture, les docteurs qui expliquent la Loi de Dieu, n'interrompent pas leurs fonctions et cependant ils ne profanent pas le sabbat. Mon Seigneur lui-même l'a reconnu : « N'avez-vous pas lu, leur dit-il, que les prêtres dans le Temple manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ? » C'est donc celui qui s'abstient des œuvres de ce monde et se rend libre pour les activités spirituelles, c'est celui-là qui offre le sacrifice du sabbat et sanctifie le sabbat comme un jour de fête...

             Un siècle et demi plus tard, Saint Augustin méditait sur le sens spirituel du « repos en Dieu » dont le sabbat n’est que l’annonce.

            « Toi, Seigneur, tu es à l'œuvre toujours et tu es toujours en repos... Pour nous, vient un moment où nous sommes poussés à agir pour le bien, après que notre cœur l'a conçu de ton Esprit, tandis qu'avant nous étions poussés à faire le mal quand nous t'abandonnions. Toi, Dieu uniquement bon, jamais tu n'as cessé de faire le bien. Quelques-unes de nos œuvres sont bonnes, par ta grâce il est vrai, mais elles ne sont pas éternelles ; après elles, nous espérons nous reposer dans ton ineffable sanctification. Mais toi, Bien qui n'as besoin d'aucun autre bien, tu es toujours en repos, parce que ton repos, c'est toi-même. »(*)

            (*) Ce dernier mot fait penser à l’une des premières phrases du même livre, les « Confessions » : « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi ».

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