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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 17 janvier 2020

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Méditation du 17 janvier 2020

(Marc 2, 1-12)            

            Cette guérison, spectaculaire par sa mise en scène, a dû attirer l’attention d’un large public et trouver un écho, comme l’attestent Matthieu 9, 1-8 et Luc 5, 17-26. Jésus « annonce la Parole » dans la maison de Pierre, sans doute devant une foule qui se presse devant et à l’intérieur de la maison. On ne peut accéder à Jésus Lui-même, surtout si on arrive avec un brancard porté par quatre hommes que le paralytique a convaincus d’arriver à Jésus par tous les moyens. La toiture est constituée de branches et de boue, une sorte de « torchis » qui ne peut pas défier longtemps la pluie.  Les porteurs escaladent les murs avec leur brancard.

            L’entreprise folle des porteurs traduit à Jésus la foi du paralytique et des porteurs. Et c’est en fonction de cette foi qu’Il réagit et parle, en des mots qui surprennent. D’emblée, Il guérit non pas la paralysie, mais l’atrophie de l’âme : « Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés ». Ces mots de Jésus rappellent que pour Lui les réalités spirituelles sont « premières » : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. » (Matthieu 10, 28) Déjà, dans sa foi, le paralytique sait qu’il est sauvé. La guérison va suivre comme une confirmation.

            Jésus lit dans les consciences des scribes : « Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, » Il dépasse les « raisonnements ». Comme les cinq hommes ont montré leur foi, ils reçoivent une réponse « à cette hauteur » ; les scribes étant invités, indirectement, à poser un acte de foi de la même teneur, sont démentis dans leurs jugements : « Il blasphème ». Jésus peut remettre les péchés, et Il le dit et guérit le paralytique. Jésus peut donc guérir le corps et l’âme, car Il s’adresse à des hommes, malades, certes, mais surtout pécheurs. C’est la relation à Dieu qui est la plus importante ; et Jésus devait le montreren agissant d’abord sur « l’âme ».

            « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. » Les scribes, dépités, ne disent plus rien, mais la foule « rendait gloire à Dieu ». Matthieu (9, 8) complètera cette phrase : « d’avoir donné un tel pouvoir aux hommes », en pensant au pouvoir donné par le Christ ressuscité à ses disciples le soir de Pâques (Jean 20, 23).

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