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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 17 février 2021
Méditation du 17 février 2021
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Méditation du 17 février 2021

2021 02 17 DANS LE SECRET (CENDRES) (Matthieu 6, 1-6.16-18)

 

Pour ouvrir le Carême, en 2019, le Pape François écrivait :         

            « Le jeûne consiste à «changer d’attitude à l’égard des autres et des créatures : de la tentation de tout “dévorer” pour assouvir notre cupidité, à la capacité de souffrir par amour, laquelle est capable de combler le vide de notre cœur».

            La prière permet «de savoir renoncer à l’idolâtrie et à  l’autosuffisance de notre moi, et reconnaître qu’on a besoin du Seigneur et de sa miséricorde».

            L’aumône est un moyen de «se libérer de la sottise de vivre en accumulant toute chose pour soi dans l’illusion de s’assurer un avenir qui ne nous appartient pas. Il s’agit ainsi de retrouver la joie du dessein de Dieu sur la création et sur notre cœur, celui de L’aimer, d’aimer nos frères et le monde entier, et de trouver dans cet amour le vrai bonheur».

                                                                      *

            Qui pose la question  du jeûne? Pour ceux qui interrogent, le jeûne est donc une pratique qui exprime une piété et une austérité recommandables. C’est une élite pieuse qui jeûne, « les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens ». La question peut sembler une invitation adressée à Jésus pour Lui demander qu’Il obtienne de ses disciples cette attitude hautement louable.

            Jésus ne situe pas le jeûne au même niveau qu’eux. L’ascèse volontaire du jeûne exprime déjà une volonté de maîtrise des sens pour une plus grande docilité à l’écoute de la parole de Dieu, c’est le signe qu’on reconnaît la place de Dieu comme première dans sa vie. Jésus va « plus loin » : le jeûne, pour ses disciples, consistera à « être privés » de sa Présence ; le jeûne est le manque de Dieu dans sa vie. Il est douloureux de constater que Dieu – apparemment – ne manque pas à certains de nos contemporains.

            La prière est possible partout et toujours ; elle demande une attention à Dieu et ne suppose même pas de paroles. Dialogue du cœur et de l’esprit, elle demande de laisser place pour l’écoute de Dieu qui sait nos pensées et nos soupirs avant même que nous les ayons conçus et exprimés.

            L’aumône est devenue le partage. Dans l’encyclique « Fratelli tutti », du 03/10/2020, le Pape François appelait à réfléchir au « partage fécond » (§ 137- 138).

                                                                                             

 

           

           

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