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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 16 octobre 2020
Méditation du 16 octobre 2020
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Méditation du 16 octobre 2020

2020 10 16 SANS CRAINTE (28TO5) (Luc 12, 1-7)

            Confiance en Dieu et sagesse par rapport à certains hommes : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie. » Leur doctrine cache la véritable inspiration  de la Loi et ne peut s’accorder à l’enseignement de l’Evangile. Ce qui est caché sera révélé, car rien n’échappe au regard de Dieu.

             Les disciples n’ont pas à cacher quoi que ce soit de ce qu’ils reçoivent de Jésus ; leur doctrine n’a rien d’un ésotérisme, d’une « religion à mystères ». Ils ont à « proclamer sur les toits » la Bonne Nouvelle, car elle éclaire tout homme en venant dans ce monde ; elle est faite pour tous et peut conduire tous les hommes au salut.

            Ce que les disciples doivent craindre – et c’est valable de nos jours : « Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre. » L’histoire de l’Eglise montrera que les martyrs ont préféré sacrifier leur vie plutôt que de renier leur foi. Chaque disciple sait que l’ère des martyrs n’est pas close. Mais certains disciples d’aujourd’hui, pas assez instruits dans leur foi affichent une compromission avec des idées qui ne sont pas chrétiennes ; et le comportement suit « la mode ».

            Les deux derniers versets, avec des raisonnements « a fortiori » montrent que Dieu se soucie de chaque homme. Chacun a un prix, compte pour le cœur de Dieu plus que les moineaux ou les cheveux sur la tête. Mais la confiance en Dieu et en sa Providence est-elle sans limite  chez ceux et celles que Dieu aime ?

            Leçon de vigilance ! Cœur confiant, mais esprit en éveil ! Jésus et les saints dans l’Eglise nous apprennent à « veiller ».

            Saint Ambroise mettait en garde contre ce qui avilit l’âme, alors que Dieu nous a faits « à son image »

            « Si donc les sens du corps cherchent à se nourrir des souillures de la terre, ils deviennent incapables de s'élever jusqu'aux fruits des œuvres surnaturelles. Celui-là donc ressemble au mauvais passereau, à qui les jouissances corrompues de la terre ont retranché les ailes; tels sont ces passereaux qui se vendent deux as, c'est-à-dire, pour les plaisirs impurs du monde; car notre ennemi nous met à vil prix comme un troupeau d'esclaves, tandis que le Seigneur, juste appréciateur de son œuvre, nous a rachetés à un grand prix comme de nobles serviteurs qu'il avait faits à son image. »

 

 

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