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Commentaire de l'Evangile du chanoine Daleau
Méditation du 16 novembre 2020
Méditation du 16 novembre 2020
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Méditation du 16 novembre 2020

2020 11 16 GLOIRE A DIEU (33TO1) (Luc 18, 35-43)

 

            La ville de Jéricho va être le cadre de deux rencontres, selon Luc : l’une avec l’aveugle (guérison racontée aussi par Matthieu 20, 29-34 et Marc 10, 32-34) et l’autre avec le publicain Zachée, épisode propre à Luc.

            Un aveugle mendiant est un pauvre ; on n’est pas surpris qu’il soit «assis au bord de la route », sinon exclus, du moins marginalisé. Mais il est bien vivant et entend bien participer à la vie sociale, il s’informe de ce qui se passe quand il entend une foule passer. Marc, lui, donne un nom à cet aveugle, Bar Timée. Matthieu, de son côté, dit qu’il y avait « deux aveugles ». Mais, il ne leur donne pas de nom.

            Les mots par lesquels il interpelle Jésus ne sont pas « ce qui lui passe par la tête » ; en appelant Jésus sous le vocable « Fils de David », il a une intention : le fils de David n’est-il pas un candidat à la royauté, puisque partout on rêve de rétablissement « messianique », peut-être même de royauté proclamée et reconnue. Et dans son espoir de guérison, le « Messie », dont Isaïe a annoncé qu’il ouvrirait les yeux des aveugles, pourrait le guérir de sa cécité.

            Jésus n’a pas protesté quand on a employé cette appellation devant Lui, alors qu’Il admet « avec mesure » l’expression de « messie ». Saint Paul (Rm 1,3) dira de Jésus, pour souligner son enracinement en Israël, « de la lignée de David » ; et dans 2Tm 2, 8, Paul emploiera la même expression.

Marc, lui, donne un nom à cet aveugle, Bar Timée. Matthieu, de son côté, dit qu’il y avait « deux aveugles ». Mais, il ne leur donne pas de nom.

            Jésus devance indirectement son souhait le plus cher, Lui qui lit au fond des cœurs. Cet homme croit, d’une foi mêlée au désir naturel de « voir ». Sa prière ne s’accommode pas des voix qui veulent le faire taire ; elle devient suppliante, et nul ne peut douter de sa sincérité. Jésus le sait bien. Il le guérit et le sauve.

            Il n’est plus le seul à « suivre Jésus » ; « tout le peuple », dit Luc, voyant cela, adressa une louange à Dieu ». Luc a visiblement été sensible à cette « louange à Dieu » pour tous ses bienfaits. Ici, non seulement l’aveugle, mais « la foule » se trouve « gagnée à la joie et à l’action de grâce ». Dieu a visité son peuple ; les pauvres, tel cet aveugle, savent « reconnaître ».

 

 

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